16 juillet 2008

Ballade n°49 - Gestion différenciée ?

La gestion différenciée est une façon de gérer les espaces verts en milieu urbain qui consiste à ne pas appliquer à tous les espaces la même intensité ni la même nature de soins (source : Wikipédia).

L'avenue Mantelet, devant le site Moulinex, nous en offre un excellent exemple.


A droite, le long du bâtiment, le sol a disparu sous une bâche plastique qui ne laissera pas passer le moindre brin d'herbe folle.
A gauche, sous les arbres, l'absence de plastique a permis à la végétation spontanée, naturelle, de s'installer à moindre coût. Plus de quinze espèces de plantes sauvages et des insectes sont déjà apparus : de la vie !...

C'est un excellent exemple de gestion différenciée. Est-il voulu, au fait ?

15 juillet 2008

Ballade n°48 - Ciels d'Alençon


Les ciels changeants d'Alençon sont remarquables (voir Ballade n°26). Ils sont animés de Tourterelles, Chouettes hulottes, Pipistrelles de Kulh, Rouges-gorges, etc. Parmi ceux-ci en est un qui se fait entendre dès avril par ses sifflements stridents émis en petits groupes : le Martinet noir.

C'est un oiseau dont l'envergure dépasse 40 cm, incapable de décoller lorsqu'il se pose à terre. Intégralement protégé en France, il est fidèle à son nid sous les toits qu'il quitte en août pour s'envoler vers l'Afrique du Sud.

Cet hôte d'Alençon rythme nos années et marque le début de la belle saison, il est indissociable des paysages sonores de la ville.

6 juillet 2008

Ballade n°47 - Fuie des Vignes


En Finlande, certains architectes laissent les nouveaux habitants occuper l'espace pendant un an avant de créer les voies piétonnes. A la Fuie-des-Vignes, en plein cœur d'Alençon, ce modèle pourrait être utilisé pour permettre aux usagers de suivre la Sarthe selon les parcours les plus pertinents.

Ici, par exemple, les piétons ont tracé un chemin de 80 m qui permet de rejoindre le chemin des trois cheminées et le parc Mantelet (Site Moulinex) : une idée d'aménagement à creuser ?

1 juillet 2008

Où en est-on avec l'ANRU ?

Place Publique a rencontré Ahamada DIBO, adjoint à l'Urbanisme chargé de la Rénovation Urbaine et M. GOLDING chef du projet ANRU pour faire le point sur la rénovation urbaine à Alençon.


La convention a été signée le 28 janvier 2008 pour une durée de 5 ans et un montant de 87,5 millions d'€ dont :

  • Etat : 25,
  • Bailleurs : 40,
  • Ville et CUA : 11,
  • Conseil Général : 7,
  • Conseil Régional : 2,2 .
Elle comporte 12 familles d'opérations très complexes.

Les logements sociaux

  • 501 démolitions,
  • 392 logements sociaux reconstruits dont 137 hors site : les trois quarts (une centaine) dans Alençon, le reste sur les communes de la CUA de l'Orne et 21 à Arçonnay.
Selon l'ANRU "Ces constructions accompagnent la construction privée et réciproquement, pour arriver à une véritable mixité sociale." La règle générale de l'ANRU est le "1 pour 1" : on doit reconstruire autant de logements sociaux qu'on en a démolis. Alençon a obtenu que ce soit seulement 0,7 : 7 reconstructions pour 10 démolitions. Raison évoquée : il y avait beaucoup de logements vacants.

Les modes de financements privés


Nous avons cru comprendre qu'il s'agit essentiellement d'accessions à la propriété et qu'il y a peu de logements mis en location avec les aides fiscales de De Robien et que les localisations ne sont pas toutes bien arrêtées. Ces points restent à éclaircir.
Il y aura quelques PSLA du CIL, dit 1%, "…qui a des exigences sur la localisation…" Nous avons fait remarquer que cela nous semblait assez logique compte tenu que c'est le 1% salarié qui finance l'ANRU. A.Dibo approuve.

Le prix des loyers des logements sociaux

Normalement le coût du loyer, charges comprises, ne doit pas dépasser ce que les locataires payaient avant leurs déménagements comme le prévoit la CHARTE PARTENARIALE POUR LE RELOGEMENT signée par le Préfet pour l'ANRU, la Communauté Urbaine d'Alençon, le Conseil Général, Orne Habitat, la SAGIM, la Caisse d'Allocations Familiales, le Comité Interprofessionnel du Logement (CIL)de l'Orne, le Centre Communal d'Action Sociale d'Alençon.
Les plus fragiles des locataires sont partis… On ne sait pas où. Les bailleurs n'ayant fait aucune information, les rumeurs les plus diverses qui ont circulé ont pu faire que les familles les plus démunies, ignorantes de leurs droits, se soient elles-mêmes « délogées ».
Le problème maintenant est le manque d'informations dû à la rétention de données de la part des bailleurs, en particulier Orne habitat : deux mois pour obtenir le nombre de logements vacants ! et pas d'information sur le suivi des locataires déménagés.
Manque d'informations aussi sur ce qui se passe, de la part des locataires.
La vigilance doit être permanente pour rappeler les bailleurs au respect de la CHARTE.

Un cabinet de Nantes ayant travaillé dans le quartier de Malakoff va faire de la communication pour l'information des locataires. Cela ne remplacera pas la nécessaire appropriation de ce problème par le tissu associatif. A.Dibo insiste beaucoup sur ce point. On ne pourra rien changer sans cette mobilisation.

Les possibilités de renégocier la Convention


On ne peut faire un avenant que deux ans après la signature, ce qui repousse à janvier 2010... et au risque d'un blocage financier de la part de l'ANRU.
En fait, il semble que l'ANRU ne veut rien remettre en cause, qu'elle veut conserver les partis pris des aménagements urbains, et, de façon générale, qu'il y ait rapidement des mises en chantier.

Malgré ces contraintes, la volonté de A.Dibo est claire : "Donner une âme qui soit la nôtre à cette rénovation urbaine. Ce ne sera possible que si les associations, les habitants interviennent… Les Conseils de démocratie locale peuvent être un support important mais ils ne seront pas en place avant 6 mois."

Il compte sur tout le tissu associatif pour l'aider dans cette tâche.

Simone Boisseau, Jean Michel Avramides, Roger Boucher, pour Place Publique.


>> La position de Place publique
Nous souhaitons connaître l'évolution des projets afin d'en faire une évaluation permanente et constructive de façon éclairée, en particulier en ce qui concerne le suivi des locataires ainsi que la conception des logements, leur intégration dans l'espace urbain et l'aménagement des espaces publics. Il est convenu que M. GOLDING chef du projet ANRU nous apportera les informations nécessaires.

Nous continuons notre recherche de contacts avec d'autres villes concernées par la Rénovation urbaine et avec des organisations citoyennes qui ont mené des actions dans ce domaine.





20 juin 2008

Place publique rencontre l'adjoint à la démocratie locale

Avant les élections municipales, Place Publique a mené une réflexion de fond sur les instances de démocratie locale à l'échelle municipale (voir notamment ce lien).
Cette semaine, plusieurs membres de Place publique ont rencontré Kévin Bodé, adjoint à la Démocratie locale de la commune d'Alençon pour s'informer de la mise en place des conseils de quartier. En voici le compte-rendu.


Reçus une heure durant par M. BODÉ sur le sujet des Conseils de Démocratie Locale, nous lui avons posé les cinq questions suivantes :
  • Quelle démarche d'ensemble (calendrier et actions) est prévue pour leur mise en place ?
  • Quelle sera leur composition ?
  • Comment fonctionneront-ils ? Où ? Avec quels moyens humains et financiers ?
  • A quel contrôle seront-ils soumis ? Sur la base de quelle évaluation ?
  • Quelle méthode sera mise en œuvre pour sélectionner les « Conseillers tirés au sort » ?
Bien évidemment aucune position n'est encore définitivement arrêtée sur ces différents points, mais certaines options ont montré une réelle convergence de nos points de vue :


1) Composition

Les conseils de Démocratie locale seront composés de trois collèges dont un collège mêlant habitants volontaires et habitants tirés au sort.

Le “tirage au sort” des personnes de 16 ans à 18 ans et des étrangers, ne peut se faire à partir des listes électorales. La méthode retenue devra assurer une bonne répartition géographique de sa représentation au Conseil pour chacun des six quartiers retenus.


La composition des Conseils a particulièrement alimenté notre conversation.
  • Si nous avons entériné l'opportunité de mettre en place deux collèges pour les acteurs économiques et les associations à côté du collège des habitants, nous sommes convenus que celui-ci devait être majoritaire.
  • De même, dans le collège des habitants, les Conseillers issus du “tirage au sort” doivent être majoritaires par rapport aux Conseillers “volontaires”. Ils devront de même rester majoritaires au sein du Conseil dans son entier. Si le nombre de membres de chaque Conseil reste fixé aux 35 annoncés, le nombre de “Conseillers tirés au sort” doit être de 18 au moins.
Nous avons émis toute réserve quant à une co-présidence quelle qu'elle soit, mais surtout si elle est partagée entre un habitant et l'Élu Municipal .qui représente l'instance communale au sein de chacun des Conseils.

De notre point de vue l'élu municipal doit être déchargé de tout pouvoir au sein du Conseil, s'instituer comme référent de, et pour son Conseil Municipal et co-animer les travaux du Conseil aux côtés du Président. Le président doit être élu par le Conseil parmi les “Conseillers tirés au sort”.

Ce point, majeur à nos yeux, tant du point de vue symbolique qu'institutionnel nous a semblé recueillir l'assentiment de nos interlocuteurs.

2) Budget

Les Conseils seront dotés d'un budget spécifique pour la mise en œuvre de projets de leur choix, la décision finale pour leur réalisation restant du ressort du Conseil Municipal.


3) Fonctionnement

Le fonctionnement des Conseils : secrétariat, diffusion d'information, outils d'animation, etc...sera assuré par les services municipaux.

Une charte dressant les cadres généraux et constitutifs des Conseils de Démocratie Locale doit être ratifiée lundi prochain par le Conseil Municipal. Elle est susceptible d'évoluer à travers le règlement intérieur dont ils devront se doter.


4) Evaluation

L'évaluation de leur activité pourrait être effectuée par un comité de Pilotage constitué de personnes ressources extérieures à la ville.


Compte-rendu de Simone BOISSEAU, Jean-Michel AVRAMIDES, Roger BOUCHER et Gérard LEROY du 18/06/2008


31 mai 2008

Ecologie, concertation et rénovation urbaine

La rénovation urbaine (350 chantiers en France) doit obligatoirement s'accompagner d'une concertation avec les habitants des quartiers concernés, à la fois pour connaître leurs attentes mais aussi pour que ceux-ci s'approprient mieux les espaces rénovés.

Si cette phase de concertation a été largement oubliée à Alençon, d'autres villes ont su utiliser la rénovation urbaine au profit des habitants.
Le quartier de Malakoff, à Nantes, a par exemple promu un aménagement associant des espaces de convivialité entre citoyens à la protection de zones humides d'intérêt européen (voir ci-dessous extrait d'un article de Paysage Actualité de février 2008)


La Fuie des Vignes, à proximité des quartiers de Courteille et de Perseigne, ne peut-elle pas être un modèle de développement durable en associant des espaces de convivialité pour les habitants d'Alençon à la protection des milieux naturels les plus fragiles de la ville ? C'est un des enjeux importants du mandat municipal actuel.

29 mai 2008

Ballade n°46, Villeneuve Boulevard Duchamp, printemps...

Photos prises le 10 avril 2008


Les fresques peintes par les enfants de la Maison de Quartier Edith Bonnem sont encore plus jolies avec l'éclairage du printemps

20 mai 2008

Ballade n°46, Matin d'avril à la Fuye des Vignes…

Un petit chemin, un banc, la rivière…
Cet espace protégé Natura 2000 est au coeur d'Alençon, tout près de la passerelle de Montsort, à deux pas des tennis et du dojo.

2 mai 2008

Ballade n°45 Courteille, Il suffit de passer la haie…

Le parcours le long de la rue Claude Bernard n'a rien d'agréable, surtout au moment de grande circulation… Pourtant, il suffit de passer la haie comme le font chaque jour les collégiens de Saint Ex
pour profiter d'un décor bien sympathique ! Pourquoi ne pas aménager un vrai passage piéton de ce côté ?

23 avril 2008

Ballade n°44 Courteille, Croisée des chemins….

Dans les années 60, on avait le souci d'abriter de la pluie les parents qui attendaient leurs enfants devant les écoles. L'abri est malheureusement coupé en deux par un muret et il protège mal des courants d'air… mais il est là et il sert. Pendant les vacances scolaires, c'est ici que se rassemblent les enfants qui vont au centre aéré.
Le trottoir est très fréquenté par les habitants de la rue Pierre et Marie Curie et aussi par ceux du Parc des Sports et de la rue Guynemer qui se rendent au Point du jour en passant par le petit parc du Clair Matin. L'accès à cet espace vert très discret se trouve après le préau, juste avant les arbres.
Un lieu possible d'informations publiques ?

Ballade n°43 Courteille, Lieux de paroles… Point du Jour

Place du Point du Jour, les gens se rencontrent et discutent devant le bureau de tabac et sous l'auvent devant les commerces avec comme seule information publique celle de la publicité Decaud.

Ballade n°42, Boulevard Duchamp, beautés qotidiennes..








Tout le long de la Rue Albert Schweitzer, les jardins des petites maisons débordent sur le trottoir.
A côté, sur le trottoir, les jardiniers de la ville n'ont pas mis de fleurs autour de l'arbre.
"Ils m'ont dit que ça serait dégradé par les gens… " m'a dit la dame aux fleurs "Mais, moi, je leur ai lancé un défi : j'y ai mis des giroflées à l'arrière-saison. Elles sont toujours là et elles vont bientôt fleurir !"
"Je récupère des fleurs partout. J'en plante et j'en donne à tout le monde. Je suis pour le partage…"






"Je pourrais en donner aux locataires d'en face s'ils voulaient en mettre au bas des immeubles…"

10 avril 2008

Ballade n° 41 Courteille, "Y'a pu de printemps !..."

Ces photos ont été prises mercredi 2 avril matin.




Ce sont les pelouses des immeubles de la Caisse des Dépôts et consignations autour de la Banane et de la place du Point du Jour.


Le désherbage chimique autour des arbres est d'autant plus regrettable que des fleurs sauvages pourraient y pousser. Les herbicides ne font pas que polluer, ils tuent aussi le printemps !
A quand le retour du printemps dans la ville ?

Dans les années 70, lassés de ne pas voir le printemps arriver, les enfants du Centre social de Perseigne étaient aller récolter des primevères et des fleurs sauvages dans les talus autour d'Alençon pour les replanter dans les pelouses. Cela avait été une belle fête !

Et si on recommençait quand les herbicides de Monsanto auront quitté la ville ?

6 avril 2008

Ballade n°40, Centre ville, Vue privatisée, suite…

Dans les années 1970 la municipalité Cren avait le souci du bien public comme en témoigne cet espace préservé en bordure de la Briante devant une résidence de standing .














Ce qui permet à tout alençonnais d'aller voir de plus près la tour crénelée








Mais la promenade s'arrête ici car la ville a vendu la parcelle suivante à un promoteur privé. Voir la ballade n°30







Comment l'obliger à ouvrir son mur et son portail ?

2 avril 2008

Ballade n°39, Résistances …

Avenue Kennedy, janvier 2008, côté soleil Les aménageurs ont beau faire, les habitants vont toujours au plus court…


Elus, techniciens, architectes, les igorent superbement. Leurs regards sont restés dans l'axe de la grande avenue.

Courriel de Place publique

Pour nous contacter, une adresse de courriel, la suivante :

placepubliquealencon@gmail.com


26 mars 2008

Ballade n°38, Marche à l'ombre !...

Avenue Kennedy 26 janvier 2008 à 14h30
La "promenade" aménagée au milieu de l'avenue Kennedy ne subit pas seulement les nuisances de la circulation de chaque côté, elle est aussi à l'ombre tout l'hiver !
Elle aurait été plus fréquentée si elle avait été aménagée le long des façades ensoleillées sur la gauche qui est le cheminement préféré des habitants.


Au fond, on aperçoit l'ancien restaurant du collège, utilisé maintenant comme salle de réunion mais condamné à la démolition par les anciens élus d'Alençon.

Que feront les nouveaux élus ??

25 mars 2008

Ballade n°37, la campagne à la ville

C’est un ensemble de prairies de fauche et de peupleraies d’une cinquantaine d’hectares inscrits une boucle de la Sarthe, sur les communes d’Alençon et Saint-Paterne.

Son caractère naturel est reconnu par sa désignation en Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (espaces naturels remarquables) et son inscription comme patrimoine européen au titre de la Directive européenne Habitats, faune, flore.


Cet espace est celui du « Parc du Millénaire ». Ce projet de « parc arboré et paysager » qui doit être une « œuvre qui traverse les siècles », un « message de respect de la vie et de la nature »...(*)

La volonté de transformer cet espace naturel en parc urbain, s’il met de toute évidence en valeur les récentes constructions du Parc Courbet (ancien site Moulinex) ne peut être qu’une calamité écologique : le patrimoine naturel fait difficilement bon ménage avec les gazon ras, les chemins stabilisés et l'éclairage urbain.

D’autres solutions ne sont-elles pas envisageables pour conserver le fonctionnement naturel de ces prairies en permettant leur fréquentation par le public ?

Quels seront les choix de la nouvelle équipe municipale ? De véritables choix de développement durable peuvent s'exprimer à la Fuie des Vignes.



(*) Extraits d'un document d'un candidat à la mairie d'Alençon - mars 2008

13 mars 2008

Ballade n°36 , Perseigne, Place de la Paix.

Les nouveaux élus laisseront-ils abattre les immeubles de l'ancien collège qui bordent la place ?

Un bel endroit pour installer un conseil de quartier ?


Place de la Paix, tout un programme...

7 mars 2008

Ballade n°35, Logements sociaux...

C'est ici que les anciens élus d'Alençon ont décidé de caser 22 logements sociaux, tout près de la voie de chemin de fer, rue de Verdun... loin des Promenades et des bords de Sarthe...



Les habitants d'en face en ont été informés en février 2008. Ouest France le 11 février 2008



3 mars 2008

Ballade alençonnaise n°34, ça craint...

Cette photo nous a été envoyée par un habitant du quartier de la Madeleine à Evreux, avec le commentaire suivant : "l'école la plus béton de France ouverte le 28 -02 -2008: pas un morceau de bois , pas une brique, pas une pierre dans l'ouvrage, voilà l'apport de l'ANRU au quartier. "


Voici donc à quoi peut conduire une politique urbaine obsédée par le "tout sécuritaire"...

28 février 2008

Ballade alençonnaise n°33 Chefs d'oeuvre en péril... (suite)

En décembre dernier nous avions publié la ballade n°5 (voir ci-contre dans Perseigne) avec ce commentaire : ".....Depuis plus de 15 ans, des artistes, tous du quartier, ont réalisé une vingtaine de fresques de grande qualité, entre l'avenue Rhin et Danube et le magasin Leclerc, parfois dans des endroits cachés, parfois à la demande des commerçants, des organismes logeurs ou de grands magasins.Les nouveaux aménageurs du quartier se soucient peu de conserver ces parcelles de mémoire de Perseigne ...


Voici une série de graphs et fresques encore visibles dans le quarier de Perseigne que les élus d'Alençon ont décidé de détruire. Comment les arrêter ?










25 février 2008

On ne démolit pas que des logements…

Lettre ouverte aux candidats aux élections municipales

Cela se passe à notre porte et peu d'habitants du pays d'Alençon en ont mesuré l'ampleur : des dizaines de familles, des centaines de personnes, sont déplacées dans des conditions intolérables suite à la démolition de rues entières comme les rues Guynemer, Lamartine et Paul Claudel.


Au nom de la rénovation urbaine et de la re-dynamisation des quartiers, ce sont 696 logements qui vont être détruits sur les quartiers de Perseigne et Courteille. Cela représente plus de familles que n'en comptent la plupart des communes rurales de l'Orne.


Imaginerait-on de déplacer tous les habitants de Cuissai, de Pacé, de Saint-Céneri et de démolir leurs logements parce qu’ils ne répondraient ni aux normes actuelles ni à une esthétique prônée par des décideurs ? Et de le faire sans qu'ils puissent donner leur avis ?


Nous demandons à tous les candidats de s'engager à :
  • soutenir les locataires et leurs associations pour que leurs droits soient strictement respectés.
  • engager des rencontres avec les organismes HLM qui ont prévu des démolitions
  • renégocier la convention de l'ANRU pour une ré-affectation des aides au profit des réhabilitations.
  • faire une véritable concertation des habitants pour prendre en compte le besoin d'espaces de citoyenneté, de rencontres conviviales, les cheminements, les équipements collectifs…

Et dans cette attente, nous leur demandons de surseoir à toute démolition.

Voir la suite de cette lettre en tapant ici

Pour aller plus loin :

16 février 2008

Coucou les revoilà, les urnes électroniques !

La municipalité d'Alençon vient d'acheter et de louer de nouvelles machines à voter électroniques pour un coût total de 28 000 €. L'association Place Publique avait mobilisé les citoyens d'Alençon quant à l'utilisation des urnes électroniques lors des derniers scrutins du printemps 2007, mais elle n'est pas la seule :

  • Suite à de nombreux dysfonctionnements constatés dans toute la France, le Conseil Constitutionnel, par la voix de son président Jean Louis Debré, a émis des réservessur ces machines, déclarant notamment : "L’élection est un moment fort de la vie démocratique dans toutes les communes... C’est pour cela qu’il faut veiller à ce que l’intrusion de la technique dans ce processus ne vienne pas le déshumaniser, le désacraliser en l’automatisant".
  • La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot Marie, répondant à une question orale du député Rugy François, a indiqué qu’aucune nouvelle autorisation ne serait délivrée aux communes pour l’utilisation de machines à voter en 2008. Elle a annoncé « une réévaluation globale du système » à l’issue des scrutins de mars 2008, et avant les élections européennes de 2009.
Malgré ces réserves venues de tous bords, les élus d'Alençon imposent à nouveau les urnes électroniques aux électeurs en prenant le risque de contestations des résultats, justifiées par l'impossibilité de contrôler effectivement le fonctionnement des machines.

Place Publique demande à tous les candidats d'inscrire dans leur programme municipal le retour au vote papier avec des urnes transparentes comme n'ont pas hésité à le faire d'autres communes dans toute la France dès le lendemain des dernières élections.


Voir le site national Ordinateur de vote

Ballade n°32, Bord de Sarthe, rêve de randonneurs...

Cette photo a été prise le 23 février depuis la passerelle du chemin des Trois Cheminées qui rejoint Perseigne à Courteille par la Fuye des Vignes. Le passage sur berge qui était impraticable il y a huit jours, est en cours de nettoyage
On va donc enfin pouvoir rejoindre le barrage de Moulinex puis atteindre une peupleraie aménagée pour les pêcheurs en passant sous le pont du chemin de fer. Mais ce n'est pas encore demain qu'on pourra aller facilement jusqu'au quartier du vieux Courteille (voir Ballade n°9).

Les priorités actuelles semblent être de finir avant les élections l'aménagement du prestigieux parc Moulinex qu'on aperçoit sur l'autre rive à moins de 50 mètres d'ici mais il est inaccesible de ce côté. L'entrée est située 500 mètres plus loin sur l'avenue Mantelet.

Ballade n°31, Panneaux d'affichage...

Cette photo n'a pas été prise à Alençon... ...mais à Carrière sur Seine, municipalité de droite. Ces panneaux sont bien situés, à un carrefour, non loin de la gare. Les mêmes panneaux existent devant chaque école et en d'autres lieux fréquentés par les habitants. L'affichage associatif et l'affichage administratif sont sous verre.

A Alençon, autre municipalité de droite,
les maigres panneaux installés
au début des années 80
sont dans un piteux état…
voir les Ballades n°3 et n°20

14 février 2008

Ballade n° 30, Vue privatisée




Cette nouvelle construction de standing prive les promeneurs du Parc des Promenades de la vue sur le château des Ducs et les habitants de l'immeuble voisin de leur vue sur les Promenades et de leurs couchers de soleil.



On aurait pu espérer continuer d'aller jusqu'au bord de la Briante pour voir le chateau de plus près mais cela ne sera plus possible si on en croit le panneau ci-dessous : le portail sera fermé.

12 février 2008

Ballade n°29 : au-delà de la voie ferrée

C'est un petit morceau de la zone industrielle d'Alençon coincé entre la voie ferrée et Saint-Paterne, abandonné depuis 20 ans et sur lequel ont pu s'exprimer les ronces et les graphs.



Ce site de presque deux hectares au portes du plus grand espace naturel de la commune (la Fuie des Vignes), est celui de l'ancien Leclerc d'Alençon. Il appartient à la famille Ducatel (SA Alençon distribution) et est en cours de démolition.

Pourquoi maintenant ? Parce que ce site fait partie de la zone franche urbaine destinée à favoriser le "développement" des entreprises. Appelons ça un effet d'opportunité...

Qui est au courant ? Quelles ont été les conséquences de cet abandon ? Quelles vont être celles de la démolition, celles de la reconstruction ? Les citoyens d'Alençon et de Saint-Paterne ne méritent-ils pas d'être informés ou mieux, de participer au projet ?

11 février 2008

Chantier en cours 4 : référendum décisionnel local

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier puis les commissions citoyennes de projet et le référendum décisionnel local, voici la dernière étape pour les outils de démocratie participative : le conseil municipal, espace commun. Il détaille quelques modalités d'interventions des citoyens lors du conseil municipal.


Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur la place des interventions citoyennes dans le conseil municipal


Affichez le tableau en cliquant sur l'extrait ci-dessus

3 février 2008

Ballade n°28, Courteille, rue Guynemer

Les projets de démolition…


Tous les immeubles du côté droit en descendant la rue sont condamnés.


Depuis cette petite place…. dont l'entretien est négligé depuis longtemps…

Jusqu'au bas de la rue.









"On se plait bien ici, ça donne directement sur les terrains de jeux









"Maintenant qu'ils ont refait le chauffage, il n'y aurait plus qu'à isoler le bâtiment..." nous a dit un habitant.

Sur la gauche, ce sont tous ces bâtiments qu'on veut faire disparaître…





"Pourquoi qu'ils veulent démolir ?
Depuis qu'ils ont refait le chauffage, on est bien…"


"Ici, il n'y a que deux étages, c'est tranquille…".

30 janvier 2008

Chantier en cours 3 : référendum décisionnel local

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier puis les commissions citoyennes de projet, voici une troisième étape avec le référendum décisionnel local, dispositif complémentaire au deux premiers. Il s'agit d'un référendum décidé par le conseil municipal afin de soumettre à la décision de ses électeur un projet de texte relevant de ses compétences. Cet outil a été institué par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003.


Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur le référendum décisionnel local