vendredi 23 octobre 2009

Alternatives...

Rénovation urbaine

Au lieu de démolir les immeubles ou de les repeindre en gris comme aux temps des ZUP, on pourrait faire autre chose
On a déjà fait autrement à Alençon !

Rue Flaubert 1983




Place Jeanne d'Arc
détruit en 2009


Rue Lamartine
destruction programmée en 2010

Alternatives...




1969-1975 rue Georges Gosnat (ex rue Lénine), Ivry sur Seine, Sud-est Région parisienne
Ce sont des logements HLM !...

Tout le centre-ville d'Ivry a été construit par Jean Renaudie, sa compagne Renée Gailhoustet, et son atelier. L'un comme l'autre proposent des logements tous différents mais là où le premier base toute ses compositions sur des triangles, la seconde utilise plutôt l'octogone (en dehors des barres). Le résultat, dans un cas comme dans l'autre est un joyeux amoncellement de béton largement vitré et végétalisé, puisque la plupart des logements ont leur terrasse-jardin planté...
Lire la suite :
http://archiguide.free.fr/AR/renaudie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Renaudie

jeudi 22 octobre 2009

Rénovation urbaine 4 : On peut faire autrement !




Améliorer la vie des personnes âgées de la Résidence " Les Pastels "

Sur la gauche : la Résidence les Pastels 1, rue Alfred de Musset, avec son jardin
A droite: la rue Lamartine bordée d'arbres, réhabilitée en 1983
La résidence les Pastels (que tous les Alençonnais connaissent mieux sous le nom " des Tilleuls ") est surpeuplée et a besoin d'annexes,

Pourquoi ne pas adapter les logements des rues Lamartine et Alfred de Musset pour en faire des logements protégés pour personnes âgées en attente d'aller en résidence ?
Pourquoi ne pas faire des logements d'accueil pour les familles qui viennent visiter leurs familles et amis hospitalisés ?


C'est tout simple !
Trop simple, sans doute, pour les initiateurs de la rénovation urbaine qui ont décidé de détruire et de reconstruire des logements en accession à la propriété qui coûtent cinq fois plus cher qu'une bonne réhabilitation...
Qui leur fera entendre raison ?
Rien n'est irréversible
Qu'en pensent nos élus ?

lundi 19 octobre 2009

REHABILITATIONS ALTERNATIVES 2


Une tour aussi, ça peut se réhabiliter











Comme ici à Paris...

et taper sur " text français " à gauche des images

" Citoyenneté au travail "



Toujours en partant du vécu local...



Ci-contre , les grévistes de France-Télécom à Alençon début octobre..



...nous ouvrons une nouvelle rubrique :
" Citoyenneté au travail "
dans laquelle nous aborderons les thèmes relatifs au travail et à la place des salariés dans l'entreprise.



Voici un premier lien pour découvrir une brochure éditée en 2002 par l'organisation syndicale belge : la FGTB, un bonne référence pour tous ceux qui se préoccupent de ce problème :
Stress Agir pour le bien être au travail


http://www.abvv.be/CODE/fr/Documents/2002/stress/c15_10e10Idx.htm

vendredi 9 octobre 2009

Ceci est une histoire vraie...

Voici ce que racontaient les correspondants du journal LA SEMAINE DE PERSEIGNE en 1994 et 1995 :


Automne 1994-printemps 1995 :
" ….A propos de balayage, le balayeur du quartier est très sympa : il apporte les objets récupérables aux animateurs de la Maison Pour Tous afin qu’ils les retapent et les remettent à des personnes qui en ont besoin. L’autre semaine, ils ont pu récupérer une magnifique poussette. "
" Le balayeur a rapporté le fruit de ses multiples aller et retour sur le quartier. Cette fois, c’est une cafetière ou théière en porcelaine, pas même ébréchée. Une autre fois ce furent des jeux complets pour enfants, des vêtements, une plante, et des sacs à main (vide, bien sûr !). "
Entendu samedi matin : "Il parait que le balayeur municipal va quitter le quartier. Tout le monde va le regretter car il faisait bien son travail..."
Quelques semaines plus tard :
" Le balayeur qui est ici depuis deux ans va s’en aller car son deuxième contrat de CES se termine et la mairie ne lui a pas proposé un contrat définitif. En septembre, il n’aura plus de travail. Les habitants du quartier l’aiment bien et vont le regretter. Très serviable et de bon contact, il était devenu une figure du quartier où il apportait même un peu de poésie avec son inséparable fleur artificielle accrochée à son chariot de balayeur. « Cette fleur me faisait penser au mime Marceau.... » nous a dit un habitant qui ajoute : « Comment voulez-vous qu’on s’en sorte dans nos quartiers, quand on a des gens biens, qu’on est habitué, on les change... »
" Une personne est venue nous donner des nouvelles de notre ancien balayeur : son contrat CES a été prolongé de trois mois. Il fait de la peinture aux Services techniques de la Ville. "
Six mois plus tard :
Balayeur... "On parle toujours de l'ancien balayeur parti en juin 1995 : « Il était gentil. Quand on lui signalait quelque chose, il venait le faire, même si ce n'était pas à lui de le faire normalement... Qu'est-ce qu'il est devenu ? Pourquoi qu'ils ne l'ont pas gardé ? » demandaient des dames qui nous parlaient de l'entretien du quartier l'autre semaine.


...Et 15 ans après, à l'heure des machines à balayer, du travail partiel et de la privatisation des services, on peut encore en parler !

UNE ALTERNATIVE AUX DESTRUCTIONS

LES REHABILITATIONS DE LA RUE JULES VEDRINES
faites par la SAHLM à Courteille, EN 1983





Un immeuble des années 60 comme vous pouvez en voir juste à côté ….


De quatre étages, l'immeuble est passé à trois étages en créant ici ou là des terrasses ou des greniers.



Côté rue, des escaliers extérieurs ont permis d'accéder à des entrées individualisées Côté jardin : d'autres escaliers donnent accès à des jardins pris sur la pelouse
Depuis 25 ans cet immeuble est toujours occupé.



Pourquoi ne sert-il pas de modèle à la ville pour transformer les rues Lamartine, Claudel et Guynemer,
au lieu de les démolir ?

Rénovations : Oui, on peut faire autrement !

Dans la foulée de notre "Atelier citoyen " du 25 avril 2009, " Une autre rénovation urbaine est-elle possible à Alençon ? "


Quelques alternatives :
Décors...





A Champhol, près de Chartres, 4 femmes ont décoré 4 immeubles HLM en 4 mois chacune.
A voir en cliquant sur ce lien
http://alzaz.over-blog.com/article-30971074.html


Pendant ce temps-là, à Alençon, dans le quartier de Perseigne, on efface les fresques sur les pignons d'immeubles, on veut démolir la maison de quartier et ce qui qui reste du Collège village de Lucien Kroll connu du monde entier...
et l'office HLM Orne Habitat repeint tout en gris !
Immeuble restauré en 2009, place Jeanne d'Arc à Perseigne Alençon
voir les Balades n°54 et 56 à droite
Jusqu'où ira la normalisation ?

Une initiative originale saluée par France Inter

La Caravane d'Or et le Centre Paul Gauguin


Ecoutez l'interview de Lysiane Urhing, directrice du centre Paul Gauguin sur des images de Michel Alègre de l'Asso-play, en cliquant ici :
http://www.dailymotion.com/video/xag8px_interview-france-inter-asso-play_webcam
Découvrez comment les paroles des habitants s'expriment, s'écrivent et se transforment en oeuvres d'art... en utilisant une caravane comme salle de spectacle
et comment on relie le social et le culturel,
les quartiers et la ville et bien au-delà
Cette initiative originale a été récompensée par le prix " Réinventer la ville " du Conseil Régional.

mercredi 7 octobre 2009

" La rénovation urbaine est une caricature de l'approche française

...on démolit,on reconstruit et on pense qu'on a tout réglé. "
A aucun moment, on ne cherche à donner de la force ou du pouvoir aux habitants eux-mêmes "
C'est ce que dit Jacques Donzelot, sociologue participant au colloque qui s'est tenu le 25 septembre à Lyon et dont le journal Le Monde rend compte dans un article récent :
: Banlieues : le modèle communautaire américain tente les ...

Les chercheurs rassemblés à Lyon ont dénoncé la politique française de la ville qui affiche une logique " participative " mais n'en fait rien " Tout pour le bâti, très peu pour l'humain "
Ils signalent par ailleurs les capacités des villes américaines à mobiliser leurs habitants et à favoriser leur participation dans les quartiers difficiles.

Et on y apprend, incidemment, qu'Obama fut, au milieu des années 1980, un " organisateur de communauté " dans les quartiers sud de Chicago, travaillant selon les méthodes de Saul Alinsky
pour amener les habitants défavorisés à s'organiser pour défendre leurs intérêts face aux bailleurs sociaux, aux banques, aux municipalités....
Il pourrait reprendre du service à Alençon et dans toutes les villes en cours de " rénovation " !!

mardi 1 septembre 2009

Un blog à visiter

Un lien à découvrir : le blog de Jean-Claude Marty : le point de vue de Bocage socialiste sur l'actualité française et internationale. A gauche toute évidemment ! Humaniste, éternellement !

samedi 30 mai 2009

AGENDA 21 ET ANRU : Vous avez dit durable ?…

La ville d'Alençon met actuellement en place un AGENDA 21. Un colloque européen sur le développement durable doit s'y tenir prochainement. On peut donc penser que ce sujet est pris très au sérieux par la collectivité et qu'elle a l'intention de le traiter correctement.

Il nous semble que le développement durable doit concerner tous les secteurs d'activité de la société. Or, le projet de rénovation urbaine tel qu'il a été conçu par l'ancienne municipalité, avec destruction massive d'immeubles en bon état, est en contradiction évidente avec une politique de développement durable cohérente.

L'ANRU s'inscrit dans le cycle " destruction/ création " de marchandises sans se poser la question de son bien fondé et de l'impact global sur notre planète ?

Même en acceptant l'idée de rénovation urbaine. Qu'en est-il de la qualité des reconstructions ? Quel sera l'écart entre la qualité de celles-ci et les normes "haute qualité environnementale ?" à découvrir sur ce lien et dont les 14 principes sont présentés ci-dessous :

MAITRISER LES IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

ECO-CONSTRUCTION

1. Relations des bâtiments avec leur environnement immédiat
2. Choix intégré des procédés et produits de construction
3. Chantier à faibles nuisances

ECO-GESTION

4. Gestion de l’énergie
5. Gestion de l’eau
6. Gestion des déchets d’activité
7. Gestion de l’entretien et de la maintenance

CREER.UN.ENVIRONNEMENT INTERIEUR SATISFAISANT

CONFORT

8. Confort hygrothermique
9. Confort acoustique
10. Confort visuel
11. Confort olfactif

SANTE

12. Qualité sanitaire des espaces
13. Qualité sanitaire de l’air
14. Qualité sanitaire de l’eau


Il serait intéressant de connaître l'avis de l'actuelle municipalité sur ce sujet

Et si le collège Louise Michel récupérait son cartable ?…

Ici du temps du collège ouvert









Le temps presse !


Il est en train de pourrir au coin du parking du Parc Elan

vendredi 22 mai 2009

Rue Lamartine : c'est fini

Pour voir la destruction de la rue lamartine




Pour voir l’immeuble avant sa destruction, allez voir la balade n°55
Pour voir la rue Georges Sand qui sera détruite cette semaine, voir la balade n°3

lundi 18 mai 2009

L’indignation d’un architecte

« Ce serait une perte irremplaçable pour l’histoire du logement social en France … »

"Revenant de trois semaines d'absence, je prends connaissance en détail de votre mail et je me dois d'ajouter que la destruction des bâtiments de Lucien Kroll serait une perte irremplaçable pour l'histoire du logement social en France. Enseignant chercheur honoraire, membre du laboratoire Architecture Usage et Altérité (LAUA) à l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes, nous avions organisé un voyage étudiant à Alençon pour prendre connaissance de ce merveilleux ensemble architectural, après un voyage à Vienne, sur le même thème du logement social, et la visite, en particulier, des constructions de Hundertwasser.

J'espère donc de tout cœur que ces destructions ne se feront pas, non seulement parce que ces bâtiments font partie d'un patrimoine à sauvegarder, mais aussi parce ces destructions sont inacceptables dans leur principe et parce que, malgré les promesses des pouvoirs publics, jamais, dans aucune de ces opérations, le nombre de logements détruits n'a été remplacé par un nombre égal de logements sociaux équivalents.

Ces destructions sont un scandale sans équivalent dans l'histoire du logement social. d'autant plus scandaleux que rien n'empêche de les réhabiliter pour les mettre aux normes du logement durable."

Olivier Tric
architecte dplg
docteur en architecture.

Mixité sociale ?

Au cours de notre forum du samedi 25 mai, nous avons vu que la destruction du 10-12 rue Lamartine redonne automatiquement plus de valeur aux immeubles en propriété situés derrière. La destruction du reste de la rue programmée par l'ANRU finira l'opération de « revalorisation » de cette partie du quartier. En effet, la SAGIM prévoit de reconstruire 30 logements de un étage bénéficiant de prêts PLUS, c'est à dire accessibles à des revenus nettement plus importants que ceux des anciens habitants qui ont été dispersés on ne sait où...

Où est la mixité sociale dans ce programme qui tend à regrouper les habitants selon leurs revenus ?

Cette politique de restructuration du quartier est justifiée dans le préambule la Convention ANRU à la page 6, dans le paragraphe « Améliorer l'attractivité du quartier en diversifiant et en requalifiant l'offre d'habitat » :
… il s'agit bien évidemment d'améliorer rapidement les conditions de vie des habitants (réhabilitation des logements et des parties communes, opérations de résidentialisation, améliorations de la gestion du quartier, de son entretien...),
il convient également de concilier une vision à plus long terme permettant à Perseigne de s'inscrire durablement dans un processus d'évolution plus équilibré … Il s’agit de diversifier les formes et les statuts d'habitat ce qui passe notamment par la démolition d’une partie des logements sociaux ainsi que par la restructuration foncière de certains secteurs.

vendredi 1 mai 2009

1er MAI L'argent des salariés ne doit pas servir à détruire les logements sociaux !

En 1953, l'Etat, calquant le système inventé 10 ans auparavant par "La Lainière de Roubaix" pour loger ses employés, décide que les entreprises de plus de 10 salariés devront verser 1% du montant de leur masse salariale pour financer le logement social aux CIL
Même si ce taux a été ramené à 0,46 %, les sommes collectées sont considérables 1,285 milliard d'euros versés aux CIL en 2003.
Une première moitié des sommes recueillies va directement au Fonds national d'aide au logement (FNAL) qui finance les aides à la personne (principalement APL),
L'autre moitié est collectée par les comités interprofessionnels du logement (CIL) et finance le logement, mais pas uniquement social.
Le capital des CIL est si important qu'il est l'objet de sévères ponctions par l'Etat pour abonder directement son budget (jusqu'à 1 milliard d'euros par an!), et pour financer les initiatives des Ministres du Logement, par exemple : des prêt à taux zéro, les politiques de réhabilitation des cités HLM...
Tout récemment une nouvelle ponction du 1% a été effectuée par Jean-Louis Borloo pour alimenter l'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) chargée du Plan de rénovation urbaine des quartiers défavorisés jusqu'en 2011.
En pleine crise économique ce plan prévoit de raser 250 000 logements sociaux d'en reconstruire autant (mais ce n'est pas respecté) et d'en réhabiliter 400 000.
L'ANRU finance en priorité les destructions... avec l'argent des salariés !


Des centaines de millions d'euros collectés sur les salaires pour financer à l'origine des logements neufs sont utilisés à la destruction de logements sociaux
9 millions d'euros, rien qu'à Alençon pour détruire 693 logements dans le quartier de Perseigne et de Courteille !

COMME ICI CETTE SEMAINE RUE LAMARTINE
ARRETONS LE MASSACRE !
Place Publique Alençon

jeudi 23 avril 2009

LIBERTE –SECURITE OU LIBERTE-EGALITE ?

Voici le texte d'un article rédigé par le NPA et paru dans Ouest-France du 20 avril 2009 (rubrique Forum).

Place publique approuve ce texte à une phrase près : le Préfet...."la main dans la main avec Joaquim Pueyo, Maire d’Alençon," que nous considérons comme une accusation gratuite sur des intentions supposées et non comme des fait avérés. Sur le reste nous n'avons rien à ajouter ni retrancher.

A l’initiative du préfet de l’Orne et du Maire d’Alençon vont se tenir sur Alençon, 3 réunions dites « d’échange » avec les habitants sur les quartiers appelées « Forum » sur le thème « Vos libertés, votre sécurité » avec les responsables de la police nationale , de la gendarmerie , et de la police municipale.

Cette réaction de l’Etat (le préfet) et de la mairie d’Alençon, basée uniquement sur le « tout répressif » nous inquiète. Bien sur, il est nécessaire de condamner les actes absurdes dont les 1ères victimes sont les habitants des quartiers les plus pauvres de la ville et de se donner les moyens que de tels actes ne se reproduisent pas. Mais ,justement, Que faire ?

La réponse envisagée dans l'intitulé même de ces forums ne porte que sur « votre sécurité et votre liberté seront garantis par plus de répression » .

Ne cherche-t-on pas à faire ainsi semblant d’apporter des réponses en désignant pour coupables


  • l’ensemble des jeunes de ces quartiers
  • les parents des jeunes de ces quartiers qui deviennent également les cibles « ils n’exercent pas leurs devoirs d’éducation » ……

Alors que, pour trouver une solution durable à cette question, les organisateurs de ces réunions ne devraient-ils pas s’interroger également sur leur propre responsabilité :


  • Comment permettre aux familles de ces quartiers qui le désirent, même avec de faibles revenus, quelque soit leur couleur de peau, qu’ils soient titulaires d’un emploi ou au chômage, de trouver un logement dans d’autres secteurs de la ville, dans le centre ville aussi, dans des secteurs où l’on ne retrouve pas 30 % à 40% de chômeurs ?
  • Comment assurer des transports collectifs gratuits de ces quartiers vers le centre ville, la Luciole, le théâtre, l’école de musique, la piscine, le pôle universitaire de Damigny , et ainsi rompre partiellement avec l’isolement de ces quartiers .
  • Comment développer et mieux financer les services sociaux, les centres d'animation ,les services publics (écoles ,poste ….), les nombreuses associations présentes sur ces quartiers qui y font souvent un travail exceptionnel avec des moyens très faibles (soutien scolaire etc…)?
  • Comment implanter davantage de travailleurs sociaux et éducateurs sur ces quartiers?
  • Comment stopper l’urbanisme des quartiers conçu par les mairies de droite précédentes Lambert-Roimier tels que : « le programme de rénovation urbaine ANRU et la Zone Ouest » qui ont été mis en place sans concertation avec la population des quartiers concernés et les commerçants, programmes qui vont conduire à des destructions coûteuses de logements ,à des déplacements contraints de locataires ,à une augmentation des loyers et/ou charges, à une désertion du cœur commerçant de la ville vers des commerces excentrés. Hélas ces programmes ont été repris par la nouvelle équipe en place PS-PC à la mairie et Communauté Urbaine d'Alençon qui poursuit leur mise en place sans aucun bilan ni point de vue critique !
  • Comment développer des emplois sur ces secteurs autrement que par l'instauration des scandaleuses « zones franches » qui, outre qu'elles ne sont, pour la plupart du temps, que des délocalisations d'emplois, permettent des exonérations fiscales énormes à certaines professions libérales dignes des « parachutes dorés » des PDG d’entreprises en crise. Comment donc ne pas dénoncer le montant de ces avantages fiscaux sans réelle obligation de création d’emploi sur ces quartiers alors que, pendant ce temps, les élus locaux ou nationaux prétendent ne pas avoir d’argent pour les associations locales, les travailleurs sociaux , les transports gratuits ou l’emploi de concierges au pied des immeubles par exemple etc…Et cet argent public, autant de cadeaux aux petits patrons locaux sont distribués aussi bien bien par des mairies de droite que par d'autres qui se disent de gauche!

Le préfet, représentant du gouvernement Sarkozy, la main dans la main avec Joaquim Pueyo, Maire d’Alençon, ne sont –ils pas en train de « faire semblant » de répondre à la situation pour éviter de la traiter le FOND, en oubliant que, sur le fronton de La République, il y a 3 termes qui sont liés, « Liberté-égalité-fraternité », leur mission étant de garantir ces trois objectifs.

Il est impossible de prétendre garantir la liberté si nos institutions ne garantissent pas l’égalité (dans le droit au logement, dans le droit au travail, dans le droit aux loisirs ….).

Et la fraternité suppose pour un état, non pas la charité mais la justice sociale, donc une autre répartition des richesses que celle qui permet de distribuer des milliards d'euros aux banques ou à des entreprises qui licencient, alors que des personnes modestes n'ont aujourd'hui aucune réponse à la hauteur du préjudice financier causée par la perte de leur voiture.

Les populations des quartiers périphériques d’Alençon sont en droit d’exiger du pouvoir local qu’il leur réponde non seulement par plus de « sécurité-liberté » mais aussi par plus « d’égalité » et plus de « justice sociale » .

Joseph MONTIER, militant NPA
Christine COULON, conseillère municipale NPA à Alençon

mercredi 22 avril 2009

La rénovation urbaine en quelques clics

Place publique a publié dans ce blog des messages qui concernent la rénovation urbaine.

Plusieurs de ceux-ci sont des textes à portée générale qui s'appuient sur des exemples concrets

D'autres messages font partie des Ballades de Place publique, promenades dans une rue, dans un quartier pour découvrir quelques aspects très concrets de la vie alençonnaise.

Et enfin, deux messages qui font l'éloge de l'art des rues :

Et enfin, un lien externe : le site de l'AITEC

mercredi 15 avril 2009

Une autre rénovation urbaine est-elle possible à Alençon ?

Pour répondre à cette question, Place Publique organise le samedi 25 avril prochain,
un Atelier de Réflexion Citoyenne et souhaiterait votre participation à cette démarche.
A Alençon, on ne démolit pas que des logements !”
...“ Cela se passe à notre porte et peu d'habitants du pays d'Alençon en ont mesuré l'ampleur : des dizaines de familles, des centaines de personnes, sont déplacées dans des conditions intolérables suite à la démolition de rues entières comme les rues Guynemer, Lamartine et Paul Claudel ”.
Au nom de la rénovation urbaine et de la re-dynamisation des quartiers, ce sont 696 logements au final qui vont être détruits sur les quartiers de Perseigne et Courteille. Cela représente plus de familles que n'en comptent la plupart des communes rurales de l'Orne.
Imaginerait-on de déplacer tous les habitants de Cuissai, de Pacé, de Saint-Céneri et de démolir leurs logements parce qu’ils ne répondraient ni aux normes actuelles ni à une esthétique prônée par des décideurs ? Et de le faire sans qu'ils puissent donner leur avis ?”
(Lettre adressée à tous les candidats aux municipales en Février 2008 par Place Publique )

La Convention ANRU a été conçue et lancée par l'ancienne municipalité. Par timidité ou du fait de valeurs partiellement partagées, l'actuelle majorité municipale en assure la continuité.

Est-ce acceptable ? Est-ce réaliste ?
Au-delà des drames sociaux et de l'insécurité engendrée par le déplacement des familles, la crise mondiale et le Grenelle de l'environnement nous obligent à nous poser d'autres questions :
- Est-il souhaitable de réduire l'offre de logements sociaux en cette période de crise ?
- Est-il acceptable que les loyers et les charges des locataires augmentent et que l'on incite des familles modestes à s'endetter avec des accessions à la propriété à hauts risques ? Quel est le rôle des promoteurs privés, des banques et des lobbies du bâtiment, dans cette politique ?
- Comment prend-t-on en compte les problèmes écologiques ?
- Comment les habitants peuvent-ils reprendre l'initiative ?

Tous les Alençonnais sont concernés par ces problèmes, car tous payent pour cette politique urbaine : par leurs impôts locaux, par leurs salaires (L'ANRU est financé par le 0,46 % logement prélevé sur tous les salaires). Les locataires payent trois fois : par leurs impôts, par leurs salaires et par leurs loyers !

Cela mérite qu'on s'y arrête un instant pour comprendre et changer ce qui peut encore l'être !
L'augmentation dramatique du chômage dans les quartiers et les récents évènements survenus à Perseigne et Courteille (12 voitures brûlées à Perseigne et 21 à Courteilles) nous en rappellent l'urgence.


Lieu : salle de la Place de la Paix à Perseigne samedi 25 Avril de 9h00 à 18h00
Entrée libre et gratuite, expos permanentes
Témoins d'expériences : Jacques Caron, association de locataires de la Madeleine à Évreux, ancien élu municipal de cette ville, à l'origine d'une proposition alternative à la Convention Anru d'Evreux.
et Kaïssa Titouss, de la Coordination nationale Anti-démolition des quartiers populaires

Programme de la journée
Trois temps : deux de travail et un de convivialité
Premier temps de travail : la matinée – Appréhension du problème
Présentation du projet de rénovation urbaine à Alençon et de l'ANRU : les objectifs annoncés, les actions réelles, les acteurs locaux et nationaux...
Travail en ateliers par petits groupes pour analyser les raisons de cette politique et ses conséquences pour les habitants des quartiers et tous les Alençonnais. “La participation des habitants ”, “Les jeux des promoteurs (organismes sociaux et privés)”, “Rénovations, transformations, évolutions...”

Un temps de convivialité : déjeuner en commun, chacun apporte quelque chose PLP fournit le pain et les boissons

Deuxième temps de travail – l'après-midi : approfondissement du problème.
selon les demandes des participants : visites dans le quartier de Perseigne et poursuite des ateliers
et, pour clore la journée :
Table ronde générale pour approfondir les problèmes et identifier des pistes d'action possibles
avec la participation de Jacques Caron et Kaissa Titous

dimanche 12 avril 2009

Un an après, quoi de neuf pour le fonctionnement des associations ?

Pas grand-chose du moins pour les associations dépourvues de local ou mal logées. S’il est raisonnable de laisser du temps pour élaborer un vrai projet de Maison des Associations, force est de constater que rien n’est encore fait pour trouver des solutions provisoires pour améliorer la vie associative. Un certain nombre d’associations s’étaient réunies du temps de l’ancienne municipalité pour rédiger une demande collective de locaux. Une délégation avait été reçue par M.Viel alors chargé du dossier mais la réponse avait été différée et le choix de traiter au cas par cas avait été privilégié
…et les élections ont eu lieu. Il était légitime de penser qu’avec la nouvelle équipe, on pouvait se montrer plus ambitieux : les associations se sont donc de nouveau rencontrées pour non seulement proposer des pistes de travail pour l’élaboration d’un projet de Maison des Associations digne d’un chef-lieu de département mais aussi pour mener une réflexion plus large sur la vie associative tout entière et les conditions de son épanouissement. Une synthèse de ces travaux avait été effectuée et transmise à la Mairie en septembre.
Pour laisser le temps à la nouvelle municipalité de s’installer et de mener sa propre réflexion, les associations avaient prévu un délai raisonnable avant de solliciter des réponses. Des pistes étaient ouvertes qui ne réclamaient pas un investissement excessif : peut-être pouvait-on envisager un groupe de travail élargi avec des représentants des Associations concernées, des propositions d’attribution de locaux provisoires, des accès aux salles municipales facilités, un pôle municipal de mise à disposition de matériel de reprographie….
Mars 2009, aucune nouvelle. Certaines associations continuent de « galérer » pour organiser leurs réunions, stocker leurs archives, diffuser leurs informations, recevoir leurs adhérents. Elles continuent à faire appel à la générosité des participants pour les aider à régler la facture des locations de salles. Seule avancée et très récente, c’est l’accès aux affichages de la Ville pour des associations qui en avaient été exclues jusqu’alors.
C’est un bon point mais le compte n’y est pas et la patience manifestée jusqu’à maintenant s’use. Parmi ces associations un certain nombre a pour objectif de redonner aux citoyens les moyens de comprendre et de s’approprier le monde dans lequel ils vivent par des démarches d’éducation populaire. Plus que jamais il y a urgence à leur permettre de remplir efficacement leur rôle dans cette période particulièrement troublée par la crise.
Récemment Place Publique et ATTAC avaient demandé une entrevue à madame Forveille, maire-adjointe chargée de la vie associative, pour évoquer ces problèmes. L'accueil a été particulièrement méprisant et les propos tenus ont entraîné la rédaction d’une lettre de mise au point à l’intéressée et à Monsieur le Maire. A ce jour, aucune réponse ou manifestation de leur part.
Les associations d’éducation populaire attendent de la part de la nouvelle municipalité, une considération meilleure que celle accordée par leurs prédécesseurs.

Alençon le 10 Avril 2009
Place Publique Alençon

samedi 11 avril 2009

Balade n°62, Rénovation urbaine 3, l'histoire particulière de la rue lamartine

Petit retour en arrière...
En 1974, les habitants de la ZUP de Perseigne avait mené une lutte importante pour préserver leurs espaces verts. Cette lutte avait largement favorisé la victoire de la gauche en 1977. Arrivés au pouvoir, les élus PS, PC et PSU ont engagé des actions importantes de réaménagement du quartier avec la volonté clairement affichée de permettre aux habitants de maîtriser leur cadre de vie.
En matière de logement, la volonté des nouveaux élus était de remodeler les immeubles standardisés de la ZUP de sorte d'offrir une autre image des habitants de Perseigne, tous différents et riches de cultures multiples. Pour montrer aux habitants que cela était possible, ils ont demandé à l'architecte Lucien Kroll de réhabiliter 9 logements vacants avenue Kennedy pour y créer des bureaux et quelques extensions dans le reste de la "barre" à la demande d'habitants volontaires (vérandas, extensions de cuisine...)

Dans un deuxième temps les deux rues voisines ont été réhabitlités entièrement. La démarche, résolument participative, impliquait que chaque locataire pouvait choisir l'aménagement qu'il souhaitait. Malgré une enveloppe limitée à 75 000 F (11 400 euros) par logement, chacun avait le choix entre une véranda, un balcon couvert, ouvert ou fermé, un agrandissement de cuisine, cellier ou une loggia... Il pouvait aussi ne demander que des aménagements intérieurs : sols, revêtements, peintures. Beaucoup de locataires ont choisi des vérandas pour capter un peu plus le soleil et y installer leurs jardins d'hiver.
C'est une des très rares réhabilitations où les souhaits précis des locataires ont déterminé la nouvelle forme de l'immeuble et non le seul crayon de l'architecte. C'est pour cette raison que la rue Lamartine est connue les écoles d'architecture du monde entier
La ville d'Alençon a été lauréate du Palmarès de l'Habitat en 1986 pour cette réalisation.
Cette notoriété n'a pas empêché l'ANRU d'en proposer la démolition sous prétexte de son mauvais état d'entretien (aucune peinture n'a été refaite en 25 ans...) et pour ouvrir le quartier... Puis lors du Conseil de la Communauté Urbaine de décembre 2007, les élus de la majorité (de droite, à l'époque) ont décidé de démolir tous les immeubles de la rue Lamartine. Elle a déjà été vidée de plus de la moitié de ses locataires.
Cette rue est la preuve concrète qu'il est possible de réhabiliter avec les habitants, mais l'ANRU prèfère démolir... et s'acharne jusqu'à vouloir faire disparaître les témoins d'une véritable architecture participative.
Face à cela, pour l'instant, les nouveaux élus font profil bas et ne communiquent pas.
Ont-ils oublié qu'il s’agit d'une réalisation phare de la dernière municipalité de gauche à Alençon ?
Ou, le sachant, l'ont-ils reniée ?

Comment arrêter le massacre annoncé ?

lundi 9 mars 2009

Balade n°61, L'empire Decaux , "Circulez ! y'a que d'la pub à voir !…"

Pourquoi Decaud se réserve-t-il toujours le meilleur côté" des panneaux ?
Courteilles, Place du Pont du Jour

Ci-dessus, à gauche : ce que tout le monde.voit. A droite : l'information municipale n'est vue que par ceux qui garent leurs voitures à proximité…
Courteilles ,Place du Pont du Jour, devant les magasins
Et, ici, sur le large trottoir, la perspective longue est pour Decaux. Le côté municipal n'est vu que par les clients qui reviennent de la boulangerie.


















Et pourquoi n'y-t-il que les affiches de la Scène Nationale en guise d'informations municipales ?

Balade n°60, Courteille, Bâtiment public ?…

Dans la balade n°59, nous avions découvert les services sociaux rue Marchand Saillant.
Ici, route de Paris, nous découvrons le collège, construit, lui aussi, par le conseil général… et tout aussi fermé !


Côté route de Paris, la cour intérieure a pourtant un petit air de square parisien qui ne manque pas de charme, même par mauvais temps, mais il n'est réservé qu'aux élèves.


Côté de la rue Gay Lussac, le collège a nettement marqué son territoire en ajoutant une haie de palme à sa clôture en grillage, à moins d'un mètre de la haie existante de la résidence de la SAGIM.
Un bel exemple "d'ouverture", de "concertation", de "saine gestion des fonds publics" du conseil général...

Conseils de démocratie locale : ça y est !

Ca y est, les Conseils de Démocratie Locale sont installés. Il faut s’en réjouir sans bouder son plaisir et féliciter les élus pour l’énergie déployée afin de convaincre les habitants tirés au sort sur les listes électorales de participer à cette aventure. Certes on peut regretter que cette installation se soit faite à huis clos. Nous aurions aimé une cérémonie plus solennelle en présence des habitants pour souligner l’importance de ce moment mais on peut comprendre aussi que la publicité de cette installation aurait pu perturber des conseillers tout neufs encore dans un exercice exaltant mais périlleux. Nul doute que, dès qu’ils seront formés, ils auront à cœur d’inviter les habitants de leur quartier à venir les rencontrer afin de donner tout son sens à la démocratie locale.
L’impatience des citoyens relais et des habitants est bien réelle et les sujet d’échanges et de discussion ne manqueront sûrement pas. A très bientôt donc !

mercredi 4 mars 2009

Ancien Leclerc

Gilles JUHE expose les photos des graffs de l'ancien Leclerc de Saint Paterne aux Archives départementales, avenue de Basingstoke (route de Sées), à voir jusqu'au 28 avril. Voir la balade n°58 sur le blog.

samedi 31 janvier 2009

Balade n°59, Courteilles, rue Marchand Saillant… Bâtiment public ?

Les services sociaux du département de l'Orne et de l'Etat sont tous localisés à Courteilles.
Le bâtiment principal a bien l'allure qui sied à un bâtiment administratif avec ses deux ailes encadrant une entrée sous un auvent surmontée des drapeaux français et européens à l'occasion des grandes fêtes nationales.


Il pourrait être plaisant pour les habitants de Courteilles de s'y promener le dimanche, d'autant plus que les petits espaces verts du département sont très soignés…



Mais il se cache dans une impasse qui n'est accessible que par l'arrière, rue du Lieutenant Tirouflet, et que pendant les heures d'ouverture des bureaux par un escalier au bout du parking (lui-même fermé le soir et les week-ends)
Côté face, rue Marchand Saillant, une barrière métallique interdit l'accès dans les mêmes conditions. Seul, l'alignement des poubelles est là pour indiquer l'importance de l'activité de ce lieu.


Pourquoi tant de discrétion ?

mercredi 28 janvier 2009

Balade n°58, Zone franche, L'ancien Leclerc de Saint Paterne, Mémoires….

Alors que les travaux vont bon train pour offrir un petit paradis fiscal à des entreprises qui vont déplacer leur sièges sociaux de quelques centaines de mètres pour bénéficier des aides de l'Etat en zone franche, il est bon de rappeler la mémoire de ces lieux .

Le Leclerc de Saint Paterne a été fermé il y a une vingtaine d'année par M.Ducatel qui lançait le nouveau Leclerc d'Arçonnay sous le nom d'une nouvelle société. Le personnel n'a pas été transféré mais il a été licencié puis réembauché. Le bâtiment n'a pas été vendu, sans doute pour éviter l'implantation d'un concurrent.
En affaires il faut avoir de la patience et des moyens pour attendre assez longtemps de nouvelles opportunités. Après vingt ans, la zone franche est arrivée, redonnant de la valeur à cet espace à l'apparence abandonné.

Cette histoire est un bel exemple de l'absence de politique publique d'aménagement au niveau de l'agglomération. Tout se fait au gré des spéculations foncières diverses, sans souci des conséquences diverses pour les usagers : dispersions des zones d'activités tout autour d'Alençon, sans recherche de liens entre elles ni entre lieux d'habitat, travail, loisirs et sans souci du cadre de vie... Cette politique conduit à des villes sans âmes avec des transports privilégiant les voitures circulant sur des rocades et suppressions des zones naturelles.

Ceci est un des aspects de la mémoire de ces lieux.





Il y a un autre…
Cette friche industrielle a été utilisée pendant des années par des grapheurs du quartier de Perseigne qui ont trouvé là de quoi exprimer tout leur talent et ils n'en manquaient pas ! La plus grande partie des œuvres est partie dans les démolitions. Quelques -unes sont restées et, heureusement des photographes amateurs étaient passés par là. C'est le cas de Gilles Juhel qui va faire prochainement une exposition sur ce thème. Les photos sont visibles sur son blog à découvrir ici

dimanche 25 janvier 2009

Balade n°57 , Rénovation urbaine n°2, POURQUOI CE GASPILLAGE ?

Bilan total de la rue Lamartine
L'ANRU a prévu une dépense de 1 600 000 euros pour détruire 106 logements puis 2 600 000 euros pour en reconstruire 30. Perte sèche de 76 logements.


En ne détruisant pas les 90 logements restant de la rue Lamartine on pourrait économiser plus de 3 900 000 euros ! Ceci permettrait de conserver tous ces logements et de disposer de la coquette somme de 43 300 euros par logement (284 000 Francs) pour les remettre en état et les améliorer.

Pourquoi ce gaspillage ?
voici les justifications données par M.Viel et Mme Roimier lors du Conseil municipal du lundi 19 juin 2006 :

REQUALIFICATION URBAINE (page 19) "Monsieur Tollot (…) souhaiterait avoir des éclaircissements sur les points suivants du dispositif : - Qu'est-ce qui a motivé la démolition des ensembles situés rue Lamartine plutôt que leur réhabilitation ?

" S'agissant de la démolition des ensembles de la rue Lamartine, Monsieur Vielle indique que lorsque la délégation ANRU est venue sur le terrain, la collectivité a présenté son projet qui consistait à couper en deux le "Grand Lamartine" mais par expérience les délégués en ont dissuadé la collectivité car cela ne créait ni voirie, ni transparence sur l'avenue Général Leclerc en raison de la zone commerciale située juste en face.

De plus, il ajoute que les bâtiments présentent de telles insuffisances en matière d'isolation thermique et phonique, que cela conduit à prévoir la démolition. "


Notre Commentaire : L'accès direct à la maison de retraite des Tilleuls depuis le rond-point de l'avenue Kennedy amènera une circulation automobile bruyante et dangereuse dans une zone d'habitat. Cela se justifie d'autant moins que cette voie fait double emploi avec l'avenue de Générale Leclerc qui est loin d'être saturée.

Quant à la transparence, le projet initial prévoyait une ouverture au milieu de la grande barre de la rue Lamartine, ce qui était largement suffisant pour ouvrir vers la rue Victor Hugo. Le souci de "transparence" de l' ANRU est en fait un souci de sécurité policière pour l'accès des voitures de police.

Les insuffisances en matière d'isolation thermique et phonique sont exactement les mêmes que les logements de la rue Alfred de Musset, de la rue Flaubert, de la rue Chateaubriant, de la Place Descartes, Jeanne d'Arc, etc… qui seront réhabilités. "Quand on veut se débarrasser de son chien, on l'accuse de la rage…"

Ce dossier a été conduit au pas de charge avant les élections de façon à créer une situation de non-retour. Le permis de démolir a été délivré le 27 février 2007 par Alain Lambert, président de la Communauté urbaine, tout de suite après la signature de la Convention avec l'Anru.


..à suivre : dans une prochaine lettre nous parlerons de l'histoire particulière de cette rue, des autres démolitions prévues dans Perseigne, et des aspects tordus du financement des démolitions.

mercredi 21 janvier 2009

Balade n°56 Place de La Paix N O R M A L I S A T I O N

A Perseigne, dans les années 90 des artistes de grand talent ont fait de nombreux graphs qui ont contribué fortement à créer l'identité du quartier. C'est cette identité que refuse la politique de Rénovation Urbaine menée depuis 2005.
En décembre 2008, nous avions publié cette photo dans la Balade n°5 intitulée : "Œuvres d'art en périls" et une seconde fois, en février 2009, dans la Balade n°33 "Chefs d'œuvre en péril… (suite). Vous pouvez toujours retrouver ces deux balades ci-contre dans la rubrique Perseigne.





Nous avions raison de nous alarmer : voici ce qui vient d'être fait de l'un des repères les plus symboliques du quartier...


Que s'est-il passé entre ces deux photos ?
Pourquoi ce pignon a-t-il été repeint ?

mardi 6 janvier 2009

Balade n° 55, RÉNOVATION URBAINE : ARRETONS LE MASSACRE !

OU POURQUOI DÉTRUIRE DES IMMEUBLES EN BON ÉTAT ?

photo prise en février 2008
Lamartine, côté pair, n°10 et 12
La construction au pignon de l'immeuble abritait une salle de réunion pour les habitants (local collectif résidentiel).
photo prise le 29 novembre 2008
Coût de cette démolition,
277 500 euros pour 16 logements, soit :
17 344 euros par logement.

La reconstruction de logements sociaux dans la même rue est estimée à
86 616 euros/logement pour des logements de mêmes surfaces (80 m2).
[Source : Programme de Rénovation Urbaine ALENÇON, maquette financière, 23 octobre 2007]
Si on avait fait l'économie de cette destruction aberrante impliquant une reconstruction on aurait pu disposer d'un budget de 103 960 euros par logement pour les réhabiliter (681 000 francs !)
Largement de quoi améliorer leur isolation thermique et phonique et les équiper d'ascenseurs.
On va donc dépenser au total : 103 960 Euros pour déplacer une famille de quelques dizaines de mètres.
Combien paiera-t-elle de loyer ?
Devant ces chiffres, qui peut encore prétendre que les démolitions et reconstructions reviennent moins chères que les réhabilitations ?

Un peu plus loin, rue Alfred de Musset, le programme de rénovation urbaine a prévu de réhabiliter 25 logements qui sont strictement les mêmes que ceux de la rue Lamartine pour un coût de 14 240 euros pas logement
(93 400 F). Moins que le coût de démolition de la rue Lamartine.
..à suivre : Pourquoi ce gaspillage ?
et dans de prochaines lettres nous parlerons de l'histoire particulière de cette rue, des autres démolitions prévues dans Perseigne, et des aspects tordus du financement des démolitions.

mercredi 3 décembre 2008

Balade n°54, Perseigne, N O R M A L I S A T I O N

Dans les années 90,l'Office départemental de HLM avait encore le souci de personnaliser les immeubles de Perseigne et de faire plaisir à ses locataires.

Cette fresque des années 90 en était un bel exemple. Une belle image d'accueil dont tous les habitants étaient fiers
A quelques mètres de la Place Descartes, à l'approche du cœur du quartier, les visiteurs découvraient cette porte entr'ouverte au travers du feuillage d'un bel arbre de 40 ans.…
Elle est maintenant recouverte d'un bardage d'isolation d'un gris uniforme digne des années 60











A l'arrière du bâtiment, ce balcon et ce cellier accrochés à la façade ont été jetés dans la benne à ordures

















Aucun plan, aucune image de ces travaux n'ont été présentés aux habitants. La dernière réunion d'information remonte à un an et ne concernait que la rue Paul Claudel.

dimanche 30 novembre 2008

Balade n°53, Noël à Perseigne…

Au coin de la rue Lamartine que l'ANRU veut démolir, un locataire a accroché ses illuminations de Noël comme il le fait chaque année…

…Un plaisir des yeux pour les nuits d'hiver des pensionnaires de la Maison de retraite toute proche et les habitants de Perseigne qui rentrent dans le quartier par cette rue.

Ses guirlandes trouvent naturellement place sur le balcon et le toit de l'avancée de la cuisine du voisin.





Où pourrait-t-il les accrocher s'il devait habiter un immeuble récemment rénové comme celui-ci ?










mardi 25 novembre 2008

Urbanisme commercial

Jean-Paul Charié, député du Loiret rédige actuellement un rapport sur l'urbanisme commercial dont une version intermédiaire est actuellement consultable en ligne (télécharger le rapport).

Ce rapport largement favorable à l'économie de marché : «L'objectif est de supprimer toute autorisation économique préalable à l'ouverture ou l'agrandissement de surfaces commerciales» (source Maire-info) comporte toutefois quelques constats que l'on peut facilement partager. Voici par exemple ce que l'on peut lire à la page 2 de ce rapport :

Pour assurer l’intérêt général et la croissance :

1) Profiter de nos expériences. Ouvrir les yeux !

  • L’accord d’une seule commune peut « torpiller » toute la cohérence territoriale.
  • Nous consommons beaucoup trop d’espaces ruraux :
  • Nos entrées de villes sont défigurées.
  • Nous avons confondus « Proximité » et « Tout sous le même toit »
  • Pour protéger le commerce de centre ville, nous avons envoyé les clients à l’extérieur
  • Nous avons confondu urbanisme commercial et pratiques déloyales.
  • Nous acceptons de nouveaux m² injustifiés pour alléger le budget de la commune !

2) Imposer l’autorité politique et les actions collectives.

  • Il appartient au monde politique de fixer les priorités :
  • Valoriser, identifier le destin de nos territoires.
  • [...]
  • L’urbanisme c’est pour « vivre ensemble ».
Le projet de Zone Ouest initié et géré sous les mandats de M. Lambert et Mme Roimier, s'il est lu à la lumière de ce rapport rédigé par un Député UMP, n'est-il pas criticable ?

samedi 22 novembre 2008

Balade n° 52, La Re et le grand Cerf…

Voilà ce qui arrive quand les promoteurs privés font la loi !

Contrairement à ce que voudrait laisser croire l'affiche apposée derrière la vitrine par son propriétaire, M. Desjouis, ce n'est pas à cause d'un arrêté municipal que la Re a été fermée. C'est bien parce que ce promoteur en a décidé seul pour affirmer son pouvoir sur la ville. C'est le résultat d'une lutte d'influence entre deux promoteurs qui veulent capter les aménagements de la zone ouest et du du centre ville.
Cette lutte de pouvoir entre deux promoteurs empoisonne la vie alençonnaise.
Il s'agit bien de lutte de pouvoir tout autant que de gros sous. On peut en effet se demander ce que peuvent rapporter à leur propriétaire deux établissements fermés en centre ville, si ce n'est de dire aux élus : "Voyez , je suis plus fort que vous ! Je peux fermer deux établissements symboles d'Alençon ! Je peux décider de l'aménagement de la ville ! Je peux décider de la vie de ses habitants !
Les citoyens alençonnais ne supportent plus cette tyrannie. Ils veulent décider démocratiquement de l'aménagement de leur ville. Depuis des années, l'ancienne municipalité a laissé la ville s'aménager au gré des propositions des promoteurs privés : aucune volonté municipale, aucune concertation avec les habitants, même pas de sollicitations de ses propres services, alors qu'il fallait les renforcer pour qu'ils orientent et contrôlent au mieux les investissements privés sur toute la ville et la Communauté urbaine.
Voilà où a conduit ce laisser-faire ! Voilà ce qui arrive quand les promoteurs prennent le pouvoir sur les politiques ! Voilà un bel exemple local de ce qui apparaît de plus en plus clair avec la crise mondiale : la démocratie bafouée par une minorité qui dispose seule des moyens financiers.
La nouvelle municipalité s'est engagée dans une démarche participative. Il faut en prendre acte. Les citoyens doivent reprendre le pouvoir qu'ils n'auraient jamais dû perdre en faisant le souhait que la nouvelle municipalité se donne les moyens de contrôler les investisseurs privés.

lundi 17 novembre 2008

Balade n° 51 : Maison des Associations : l'héritage…






Où sont les signes du changement ? Les associations ont toujours des boîtes à lettres inaccessibles et continuent de scotcher leurs informations sur les murs…


lundi 10 novembre 2008

Rue de Vicques

"Ce sont les hommes, leurs déambulations, le choix qu’ils font d’un lieu, leur façon de l’habiter qui créent l’espace public et non l’inverse. […] C’est une affaire d’habitants et d’habitudes, crées et transmises, infiniment fragiles."

Marie Rouanet. Dans la douce chair des villes. Payot, 2003 cité en exergue d'une étude de cas "Champfleuri : de la mobilisation à la participation des habitants". 2006 - Programme Comédie.

samedi 25 octobre 2008

Ballade n°50 , Rue aux Sieurs, histoire de pavés...







La rue Aux Sieurs continue de se dégrader. Les dalles cassées par le passage des camions de livraisons sont remplacées par du béton. Le problème n'est pas récent.
Petit retour en arrière :




en 1977, les rue piétonnes sont au cœur de la campagne des municipales. Le chantier de la rue aux Sieurs est réalisé dans la précipitation avec des erreurs techniques dues en partie à un manque d'expérience à l'époque, en particulier : insuffisance du sous bassement et joints mal faits.
En 1990, la municipalité décide remplacer les petits pavés par des pavés auto bloquants. Place Publique réagit vivement, publie un document :: "Rue aux Sieurs, un PATRIMOINE A RESTAURER". et lance une pétition demandant de défaire le pavage existant et à le reposer avec des joints correctement faits.
Le maire, M.Lambert, décide alors d'abandonner son projet mais il ne reprend pas la solution proposée par Place Publique. Il remplace les petits pavés par de grandes dalles en granit…et sans refaire un soubassement en béton, indispensable pour des dalles de cette taille ! et ça n'a pas tenu… C'est donc à refaire et cette fois on n'a plus le droit à l'erreur.
Retrouvera-t-on le charme des années 80 ?
La Rue aux Sieurs, avec l'ensemble piétonnier d'Alençon avait obtenu le Grand prix de la Biennale Internationale des Arts de la Rue en 1978. Elle avait fait l'objet d'une exposition au Centre Georges Pompidou en 1979 et à Berlin en 1982.

vendredi 17 octobre 2008

Droit au Logement

COMMUNIQUE
Paris le 16 10 08

Loi BOUTIN :
Un amendement à la loi Boutin prévoit d’expulser les locataires qui résistent à des opérations de démolition des HLM arbitraires et à objectif spéculatif.

La commission des affaires économiques du Sénat, présidée par le Sénateur de Mantes la Jolie, Mr Braille, a adopté une proposition visant à expulser les locataires logés dans des HLM programmés à être démolis.

Cette mesure qui vient durcir des régressions antérieures, vise notamment ceux qui résistent à la destruction de leur quartier, et refusent d’être déplacés dans des quartiers encore plus éloignés des centres, souvent paupérisés, et stigmatisés, et le plus souvent pour des loyers plus élevés.

Cette mesure est scandaleuse, et le DAL, ainsi que la coordination anti démolition HLM demandent à Mr Braille de la retirer, et le cas échéant, à la Ministre du logement de s'’y opposer.

C’est amendement est une mauvaise nouvelle de plus pour les locataires HLM , et tous ceux et celles qui attendent un logement social. La démolition de logements sociaux mobilise beaucoup les attributions des logements sociaux, pour le relogement des locataires déplacés et est très coûteuse financièrement .

DAL demande le retrait de cet amendement, ainsi que de la plus grande partie de la loi., qui rappelons le, organise la marchandisation systématique du logement social, précarise les locataires, et offre de nouveau marchés aux promoteurs et autres spéculateur englués dans la crise immobilière.

La caravane des mal-logés, des sans logis et des locataires, contre la crise du logement, la spéculation et la Loi Boutin, partie de Pau –Lescar le 14 octobre, arrive demain à Bordeaux après une série d’'actions dans les riches villes de la côte Basque, puis à Dax.

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr

jeudi 11 septembre 2008

ZONE OUEST : transparence et qualité ?

Le projet de ZONE OUEST, lancé en 2004 visait à créer un nouveau quartier en liaison et complémentarité avec le centre-ville, composé d'une zone commerciale attractive, trois cent logements, une maison de retraite et des équipements d'intérêt public . Ce projet d'urbanisme mené par la Communauté Urbaine est actuellement promu par la SARL Guignard Promotion. Interrogé par la presse régionale -Ouest France du 12 Avril dernier- sur son attachement à la ZONE OUEST*, Gilbert Guignard, son promoteur, répond : "Ce projet a la volonté d'inscrire la ville dans une démarche de développement durable".


Place publique” sourit et s'interroge :

  • Comment la communauté urbaine d'Alençon a-t-elle pu céder du terrain à bâtir à des promoteurs privés sans s'assurer de garanties sur la compatibilité du projet avec les principes élémentaires du développement durable ...?
  • ...et de l'« urbanité » ? Autrement dit comment avoir fait prendre un vulgaire aménagement de zone commerciale pour un nouveau quartier, et où sont les liens tissés avec la ville existante ?
  • Oui, comment avoir négligé à ce point ce qui fait la "fluidité" de la ville : le mélange de ses activités et des constructions qui les abritent, ses voies de liaisons, ses modes de transports ? Pour y pénétrer : un rond point, quelques bretelles et une voirie “tordue” à travers les habitations et le tour est joué ! Où sont les vélos, les piétons, les rues, les bus ? Où ?
  • Comment avoir accepté de loger des êtres humains, familles et personnes âgées, sur des parcelles rigides, dans un indigent “semis” de bâtiments disposés sans la moindre approche paysagère ?
  • Comment avoir donné carte blanche à une entreprise privée pour élaborer les espaces publics ? Par exemple cette “coulée verte” qui, au lieu d'irriguer l'ensemble des habitations, fait piteusement écran aux “culs” obscènes des commerces ?
  • Comment avoir accepté une telle surface affectée au stationnement des automobiles ? Quel luxe, au prix du terrain, quand on sait la nécessité actuelle de densifier l'usage du sol !
  • Comment avoir accepté ces hectares de surface goudronnée imperméable qui contribue à perturber l'écoulement des eaux pluviales et à les polluer ?
  • Sur la Communauté Urbaine d'Alençon quel est le rapport entre le nombre de M2 de surfaces commerciales et le nombre d'habitants concernés ? N'est-il pas déjà très haut ?
  • Quel est le budget prévisionnel de la ZONE OUEST : en combien d'années l'investissement de la collectivité sera-t-il amorti ?

  • Que devrait débourser la Collectivité au profit du promoteur si le compromis de vente était cassé en décembre ?

  • Quels sont les dispositifs de veille citoyenne mis en place par la Communauté Urbaine, la Ville d'Alençon et celle de Condé-sur-Sarthe ?


Alors que de nombreuses collectivités françaises et européennes s'engagent dans des projets ambitieux pour l'aménagement durable de quartiers cohérents associant écoles, logements, jardins, centre commerciaux, équipements publics...la Communauté Urbaine d’Alençon a hérité d’un projet qui ne satisfait pas aux attentes des Citoyens soucieux de l’avenir de leur Cité.

Ce projet, fruit d’une gestion opaque de l’espace public, n'est qu'une"zone" de plus ! Pourquoi donc ses initiateurs n'ont-ils pas alors mis en place les outils indispensables, afin d'encadrer les promoteurs et conduire un aménagement urbain durable, seul apte à créer des lieux de vie de qualité et enrichir les liens avec le reste de la cité ?


Gageons que les élus de l’actuelle majorité alençonnaise sauront, et se saisir de ces outils, et porter régulièrement à la connaissance des Citoyens les éléments qui leur permettent d'apprécier la teneur et l'évolution des projets qui modèlent leur quotidien.


Un texte complet est disponible ici.


dimanche 31 août 2008

Le quartier des Temps durables à Limeil Brévannes

L'architecte Roland Castro présente ci-dessous le projet d'un quartier durable à Limeil Brévannes, en Région parisienne.





Le site de la ville présente le projet de ce quartier pas comme les autres. Voir également le site du cabinet d'architectes de Roland Castro.

Villes durables

Les principes de l'écologie urbaine et de la gestion durable des territoires urbains ont été fondés depuis le début des années 90. Ce sont principalement les chartes d'Aalborg (1994, révisée en 2004) et de Leipzig (2007) qui ont promu ces concepts à l'échelle de la ville.

Aujourd'hui, le Grenelle de l'environnement promeut un urbanisme plus efficace et plus équitable (point 1.3 du document récapitulatif des tables rondes téléchargeable ici - 0.9 Mo)

Comment ces principes sont ils mis en œuvre à Alençon et dans sa communauté urbaine ? Place publique s'interroge aujourd'hui sur plusieurs projets d'aménagement urbain contraires aux principes du développement durable.

mercredi 16 juillet 2008

Ballade n°49 - Gestion différenciée ?

La gestion différenciée est une façon de gérer les espaces verts en milieu urbain qui consiste à ne pas appliquer à tous les espaces la même intensité ni la même nature de soins (source : Wikipédia).

L'avenue Mantelet, devant le site Moulinex, nous en offre un excellent exemple.


A droite, le long du bâtiment, le sol a disparu sous une bâche plastique qui ne laissera pas passer le moindre brin d'herbe folle.
A gauche, sous les arbres, l'absence de plastique a permis à la végétation spontanée, naturelle, de s'installer à moindre coût. Plus de quinze espèces de plantes sauvages et des insectes sont déjà apparus : de la vie !...

C'est un excellent exemple de gestion différenciée. Est-il voulu, au fait ?

mardi 15 juillet 2008

Ballade n°48 - Ciels d'Alençon


Les ciels changeants d'Alençon sont remarquables (voir Ballade n°26). Ils sont animés de Tourterelles, Chouettes hulottes, Pipistrelles de Kulh, Rouges-gorges, etc. Parmi ceux-ci en est un qui se fait entendre dès avril par ses sifflements stridents émis en petits groupes : le Martinet noir.

C'est un oiseau dont l'envergure dépasse 40 cm, incapable de décoller lorsqu'il se pose à terre. Intégralement protégé en France, il est fidèle à son nid sous les toits qu'il quitte en août pour s'envoler vers l'Afrique du Sud.

Cet hôte d'Alençon rythme nos années et marque le début de la belle saison, il est indissociable des paysages sonores de la ville.

dimanche 6 juillet 2008

Ballade n°47 - Fuie des Vignes


En Finlande, certains architectes laissent les nouveaux habitants occuper l'espace pendant un an avant de créer les voies piétonnes. A la Fuie-des-Vignes, en plein cœur d'Alençon, ce modèle pourrait être utilisé pour permettre aux usagers de suivre la Sarthe selon les parcours les plus pertinents.

Ici, par exemple, les piétons ont tracé un chemin de 80 m qui permet de rejoindre le chemin des trois cheminées et le parc Mantelet (Site Moulinex) : une idée d'aménagement à creuser ?

mardi 1 juillet 2008

Où en est-on avec l'ANRU ?

Place Publique a rencontré Ahamada DIBO, adjoint à l'Urbanisme chargé de la Rénovation Urbaine et M. GOLDING chef du projet ANRU pour faire le point sur la rénovation urbaine à Alençon.


La convention a été signée le 28 janvier 2008 pour une durée de 5 ans et un montant de 87,5 millions d'€ dont :

  • Etat : 25,
  • Bailleurs : 40,
  • Ville et CUA : 11,
  • Conseil Général : 7,
  • Conseil Régional : 2,2 .
Elle comporte 12 familles d'opérations très complexes.

Les logements sociaux

  • 501 démolitions,
  • 392 logements sociaux reconstruits dont 137 hors site : les trois quarts (une centaine) dans Alençon, le reste sur les communes de la CUA de l'Orne et 21 à Arçonnay.
Selon l'ANRU "Ces constructions accompagnent la construction privée et réciproquement, pour arriver à une véritable mixité sociale." La règle générale de l'ANRU est le "1 pour 1" : on doit reconstruire autant de logements sociaux qu'on en a démolis. Alençon a obtenu que ce soit seulement 0,7 : 7 reconstructions pour 10 démolitions. Raison évoquée : il y avait beaucoup de logements vacants.

Les modes de financements privés


Nous avons cru comprendre qu'il s'agit essentiellement d'accessions à la propriété et qu'il y a peu de logements mis en location avec les aides fiscales de De Robien et que les localisations ne sont pas toutes bien arrêtées. Ces points restent à éclaircir.
Il y aura quelques PSLA du CIL, dit 1%, "…qui a des exigences sur la localisation…" Nous avons fait remarquer que cela nous semblait assez logique compte tenu que c'est le 1% salarié qui finance l'ANRU. A.Dibo approuve.

Le prix des loyers des logements sociaux

Normalement le coût du loyer, charges comprises, ne doit pas dépasser ce que les locataires payaient avant leurs déménagements comme le prévoit la CHARTE PARTENARIALE POUR LE RELOGEMENT signée par le Préfet pour l'ANRU, la Communauté Urbaine d'Alençon, le Conseil Général, Orne Habitat, la SAGIM, la Caisse d'Allocations Familiales, le Comité Interprofessionnel du Logement (CIL)de l'Orne, le Centre Communal d'Action Sociale d'Alençon.
Les plus fragiles des locataires sont partis… On ne sait pas où. Les bailleurs n'ayant fait aucune information, les rumeurs les plus diverses qui ont circulé ont pu faire que les familles les plus démunies, ignorantes de leurs droits, se soient elles-mêmes « délogées ».
Le problème maintenant est le manque d'informations dû à la rétention de données de la part des bailleurs, en particulier Orne habitat : deux mois pour obtenir le nombre de logements vacants ! et pas d'information sur le suivi des locataires déménagés.
Manque d'informations aussi sur ce qui se passe, de la part des locataires.
La vigilance doit être permanente pour rappeler les bailleurs au respect de la CHARTE.

Un cabinet de Nantes ayant travaillé dans le quartier de Malakoff va faire de la communication pour l'information des locataires. Cela ne remplacera pas la nécessaire appropriation de ce problème par le tissu associatif. A.Dibo insiste beaucoup sur ce point. On ne pourra rien changer sans cette mobilisation.

Les possibilités de renégocier la Convention


On ne peut faire un avenant que deux ans après la signature, ce qui repousse à janvier 2010... et au risque d'un blocage financier de la part de l'ANRU.
En fait, il semble que l'ANRU ne veut rien remettre en cause, qu'elle veut conserver les partis pris des aménagements urbains, et, de façon générale, qu'il y ait rapidement des mises en chantier.

Malgré ces contraintes, la volonté de A.Dibo est claire : "Donner une âme qui soit la nôtre à cette rénovation urbaine. Ce ne sera possible que si les associations, les habitants interviennent… Les Conseils de démocratie locale peuvent être un support important mais ils ne seront pas en place avant 6 mois."

Il compte sur tout le tissu associatif pour l'aider dans cette tâche.

Simone Boisseau, Jean Michel Avramides, Roger Boucher, pour Place Publique.


>> La position de Place publique
Nous souhaitons connaître l'évolution des projets afin d'en faire une évaluation permanente et constructive de façon éclairée, en particulier en ce qui concerne le suivi des locataires ainsi que la conception des logements, leur intégration dans l'espace urbain et l'aménagement des espaces publics. Il est convenu que M. GOLDING chef du projet ANRU nous apportera les informations nécessaires.

Nous continuons notre recherche de contacts avec d'autres villes concernées par la Rénovation urbaine et avec des organisations citoyennes qui ont mené des actions dans ce domaine.





vendredi 20 juin 2008

Place publique rencontre l'adjoint à la démocratie locale

Avant les élections municipales, Place Publique a mené une réflexion de fond sur les instances de démocratie locale à l'échelle municipale (voir notamment ce lien).
Cette semaine, plusieurs membres de Place publique ont rencontré Kévin Bodé, adjoint à la Démocratie locale de la commune d'Alençon pour s'informer de la mise en place des conseils de quartier. En voici le compte-rendu.


Reçus une heure durant par M. BODÉ sur le sujet des Conseils de Démocratie Locale, nous lui avons posé les cinq questions suivantes :
  • Quelle démarche d'ensemble (calendrier et actions) est prévue pour leur mise en place ?
  • Quelle sera leur composition ?
  • Comment fonctionneront-ils ? Où ? Avec quels moyens humains et financiers ?
  • A quel contrôle seront-ils soumis ? Sur la base de quelle évaluation ?
  • Quelle méthode sera mise en œuvre pour sélectionner les « Conseillers tirés au sort » ?
Bien évidemment aucune position n'est encore définitivement arrêtée sur ces différents points, mais certaines options ont montré une réelle convergence de nos points de vue :


1) Composition

Les conseils de Démocratie locale seront composés de trois collèges dont un collège mêlant habitants volontaires et habitants tirés au sort.

Le “tirage au sort” des personnes de 16 ans à 18 ans et des étrangers, ne peut se faire à partir des listes électorales. La méthode retenue devra assurer une bonne répartition géographique de sa représentation au Conseil pour chacun des six quartiers retenus.


La composition des Conseils a particulièrement alimenté notre conversation.
  • Si nous avons entériné l'opportunité de mettre en place deux collèges pour les acteurs économiques et les associations à côté du collège des habitants, nous sommes convenus que celui-ci devait être majoritaire.
  • De même, dans le collège des habitants, les Conseillers issus du “tirage au sort” doivent être majoritaires par rapport aux Conseillers “volontaires”. Ils devront de même rester majoritaires au sein du Conseil dans son entier. Si le nombre de membres de chaque Conseil reste fixé aux 35 annoncés, le nombre de “Conseillers tirés au sort” doit être de 18 au moins.
Nous avons émis toute réserve quant à une co-présidence quelle qu'elle soit, mais surtout si elle est partagée entre un habitant et l'Élu Municipal .qui représente l'instance communale au sein de chacun des Conseils.

De notre point de vue l'élu municipal doit être déchargé de tout pouvoir au sein du Conseil, s'instituer comme référent de, et pour son Conseil Municipal et co-animer les travaux du Conseil aux côtés du Président. Le président doit être élu par le Conseil parmi les “Conseillers tirés au sort”.

Ce point, majeur à nos yeux, tant du point de vue symbolique qu'institutionnel nous a semblé recueillir l'assentiment de nos interlocuteurs.

2) Budget

Les Conseils seront dotés d'un budget spécifique pour la mise en œuvre de projets de leur choix, la décision finale pour leur réalisation restant du ressort du Conseil Municipal.


3) Fonctionnement

Le fonctionnement des Conseils : secrétariat, diffusion d'information, outils d'animation, etc...sera assuré par les services municipaux.

Une charte dressant les cadres généraux et constitutifs des Conseils de Démocratie Locale doit être ratifiée lundi prochain par le Conseil Municipal. Elle est susceptible d'évoluer à travers le règlement intérieur dont ils devront se doter.


4) Evaluation

L'évaluation de leur activité pourrait être effectuée par un comité de Pilotage constitué de personnes ressources extérieures à la ville.


Compte-rendu de Simone BOISSEAU, Jean-Michel AVRAMIDES, Roger BOUCHER et Gérard LEROY du 18/06/2008


samedi 31 mai 2008

Ecologie, concertation et rénovation urbaine

La rénovation urbaine (350 chantiers en France) doit obligatoirement s'accompagner d'une concertation avec les habitants des quartiers concernés, à la fois pour connaître leurs attentes mais aussi pour que ceux-ci s'approprient mieux les espaces rénovés.

Si cette phase de concertation a été largement oubliée à Alençon, d'autres villes ont su utiliser la rénovation urbaine au profit des habitants.
Le quartier de Malakoff, à Nantes, a par exemple promu un aménagement associant des espaces de convivialité entre citoyens à la protection de zones humides d'intérêt européen (voir ci-dessous extrait d'un article de Paysage Actualité de février 2008)


La Fuie des Vignes, à proximité des quartiers de Courteille et de Perseigne, ne peut-elle pas être un modèle de développement durable en associant des espaces de convivialité pour les habitants d'Alençon à la protection des milieux naturels les plus fragiles de la ville ? C'est un des enjeux importants du mandat municipal actuel.

jeudi 29 mai 2008

Ballade n°46, Villeneuve Boulevard Duchamp, printemps...

Photos prises le 10 avril 2008


Les fresques peintes par les enfants de la Maison de Quartier Edith Bonnem sont encore plus jolies avec l'éclairage du printemps

mardi 20 mai 2008

Ballade n°46, Matin d'avril à la Fuye des Vignes…

Un petit chemin, un banc, la rivière…
Cet espace protégé Natura 2000 est au coeur d'Alençon, tout près de la passerelle de Montsort, à deux pas des tennis et du dojo.

vendredi 2 mai 2008

Ballade n°45 Courteille, Il suffit de passer la haie…

Le parcours le long de la rue Claude Bernard n'a rien d'agréable, surtout au moment de grande circulation… Pourtant, il suffit de passer la haie comme le font chaque jour les collégiens de Saint Ex
pour profiter d'un décor bien sympathique ! Pourquoi ne pas aménager un vrai passage piéton de ce côté ?

mercredi 23 avril 2008

Ballade n°44 Courteille, Croisée des chemins….

Dans les années 60, on avait le souci d'abriter de la pluie les parents qui attendaient leurs enfants devant les écoles. L'abri est malheureusement coupé en deux par un muret et il protège mal des courants d'air… mais il est là et il sert. Pendant les vacances scolaires, c'est ici que se rassemblent les enfants qui vont au centre aéré.
Le trottoir est très fréquenté par les habitants de la rue Pierre et Marie Curie et aussi par ceux du Parc des Sports et de la rue Guynemer qui se rendent au Point du jour en passant par le petit parc du Clair Matin. L'accès à cet espace vert très discret se trouve après le préau, juste avant les arbres.
Un lieu possible d'informations publiques ?

Ballade n°43 Courteille, Lieux de paroles… Point du Jour

Place du Point du Jour, les gens se rencontrent et discutent devant le bureau de tabac et sous l'auvent devant les commerces avec comme seule information publique celle de la publicité Decaud.

Ballade n°42, Boulevard Duchamp, beautés qotidiennes..








Tout le long de la Rue Albert Schweitzer, les jardins des petites maisons débordent sur le trottoir.
A côté, sur le trottoir, les jardiniers de la ville n'ont pas mis de fleurs autour de l'arbre.
"Ils m'ont dit que ça serait dégradé par les gens… " m'a dit la dame aux fleurs "Mais, moi, je leur ai lancé un défi : j'y ai mis des giroflées à l'arrière-saison. Elles sont toujours là et elles vont bientôt fleurir !"
"Je récupère des fleurs partout. J'en plante et j'en donne à tout le monde. Je suis pour le partage…"






"Je pourrais en donner aux locataires d'en face s'ils voulaient en mettre au bas des immeubles…"

jeudi 10 avril 2008

Ballade n° 41 Courteille, "Y'a pu de printemps !..."

Ces photos ont été prises mercredi 2 avril matin.




Ce sont les pelouses des immeubles de la Caisse des Dépôts et consignations autour de la Banane et de la place du Point du Jour.


Le désherbage chimique autour des arbres est d'autant plus regrettable que des fleurs sauvages pourraient y pousser. Les herbicides ne font pas que polluer, ils tuent aussi le printemps !
A quand le retour du printemps dans la ville ?

Dans les années 70, lassés de ne pas voir le printemps arriver, les enfants du Centre social de Perseigne étaient aller récolter des primevères et des fleurs sauvages dans les talus autour d'Alençon pour les replanter dans les pelouses. Cela avait été une belle fête !

Et si on recommençait quand les herbicides de Monsanto auront quitté la ville ?

dimanche 6 avril 2008

Ballade n°40, Centre ville, Vue privatisée, suite…

Dans les années 1970 la municipalité Cren avait le souci du bien public comme en témoigne cet espace préservé en bordure de la Briante devant une résidence de standing .














Ce qui permet à tout alençonnais d'aller voir de plus près la tour crénelée








Mais la promenade s'arrête ici car la ville a vendu la parcelle suivante à un promoteur privé. Voir la ballade n°30







Comment l'obliger à ouvrir son mur et son portail ?

mercredi 2 avril 2008

Ballade n°39, Résistances …

Avenue Kennedy, janvier 2008, côté soleil Les aménageurs ont beau faire, les habitants vont toujours au plus court…


Elus, techniciens, architectes, les igorent superbement. Leurs regards sont restés dans l'axe de la grande avenue.

Courriel de Place publique

Pour nous contacter, une adresse de courriel, la suivante :

placepubliquealencon@gmail.com


mercredi 26 mars 2008

Ballade n°38, Marche à l'ombre !...

Avenue Kennedy 26 janvier 2008 à 14h30
La "promenade" aménagée au milieu de l'avenue Kennedy ne subit pas seulement les nuisances de la circulation de chaque côté, elle est aussi à l'ombre tout l'hiver !
Elle aurait été plus fréquentée si elle avait été aménagée le long des façades ensoleillées sur la gauche qui est le cheminement préféré des habitants.


Au fond, on aperçoit l'ancien restaurant du collège, utilisé maintenant comme salle de réunion mais condamné à la démolition par les anciens élus d'Alençon.

Que feront les nouveaux élus ??

mardi 25 mars 2008

Ballade n°37, la campagne à la ville

C’est un ensemble de prairies de fauche et de peupleraies d’une cinquantaine d’hectares inscrits une boucle de la Sarthe, sur les communes d’Alençon et Saint-Paterne.

Son caractère naturel est reconnu par sa désignation en Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (espaces naturels remarquables) et son inscription comme patrimoine européen au titre de la Directive européenne Habitats, faune, flore.


Cet espace est celui du « Parc du Millénaire ». Ce projet de « parc arboré et paysager » qui doit être une « œuvre qui traverse les siècles », un « message de respect de la vie et de la nature »...(*)

La volonté de transformer cet espace naturel en parc urbain, s’il met de toute évidence en valeur les récentes constructions du Parc Courbet (ancien site Moulinex) ne peut être qu’une calamité écologique : le patrimoine naturel fait difficilement bon ménage avec les gazon ras, les chemins stabilisés et l'éclairage urbain.

D’autres solutions ne sont-elles pas envisageables pour conserver le fonctionnement naturel de ces prairies en permettant leur fréquentation par le public ?

Quels seront les choix de la nouvelle équipe municipale ? De véritables choix de développement durable peuvent s'exprimer à la Fuie des Vignes.



(*) Extraits d'un document d'un candidat à la mairie d'Alençon - mars 2008

jeudi 13 mars 2008

Ballade n°36 , Perseigne, Place de la Paix.

Les nouveaux élus laisseront-ils abattre les immeubles de l'ancien collège qui bordent la place ?

Un bel endroit pour installer un conseil de quartier ?


Place de la Paix, tout un programme...

vendredi 7 mars 2008

Ballade n°35, Logements sociaux...

C'est ici que les anciens élus d'Alençon ont décidé de caser 22 logements sociaux, tout près de la voie de chemin de fer, rue de Verdun... loin des Promenades et des bords de Sarthe...



Les habitants d'en face en ont été informés en février 2008. Ouest France le 11 février 2008



lundi 3 mars 2008

Ballade alençonnaise n°34, ça craint...

Cette photo nous a été envoyée par un habitant du quartier de la Madeleine à Evreux, avec le commentaire suivant : "l'école la plus béton de France ouverte le 28 -02 -2008: pas un morceau de bois , pas une brique, pas une pierre dans l'ouvrage, voilà l'apport de l'ANRU au quartier. "


Voici donc à quoi peut conduire une politique urbaine obsédée par le "tout sécuritaire"...

jeudi 28 février 2008

Ballade alençonnaise n°33 Chefs d'oeuvre en péril... (suite)

En décembre dernier nous avions publié la ballade n°5 (voir ci-contre dans Perseigne) avec ce commentaire : ".....Depuis plus de 15 ans, des artistes, tous du quartier, ont réalisé une vingtaine de fresques de grande qualité, entre l'avenue Rhin et Danube et le magasin Leclerc, parfois dans des endroits cachés, parfois à la demande des commerçants, des organismes logeurs ou de grands magasins.Les nouveaux aménageurs du quartier se soucient peu de conserver ces parcelles de mémoire de Perseigne ...


Voici une série de graphs et fresques encore visibles dans le quarier de Perseigne que les élus d'Alençon ont décidé de détruire. Comment les arrêter ?










lundi 25 février 2008

On ne démolit pas que des logements…

Lettre ouverte aux candidats aux élections municipales

Cela se passe à notre porte et peu d'habitants du pays d'Alençon en ont mesuré l'ampleur : des dizaines de familles, des centaines de personnes, sont déplacées dans des conditions intolérables suite à la démolition de rues entières comme les rues Guynemer, Lamartine et Paul Claudel.


Au nom de la rénovation urbaine et de la re-dynamisation des quartiers, ce sont 696 logements qui vont être détruits sur les quartiers de Perseigne et Courteille. Cela représente plus de familles que n'en comptent la plupart des communes rurales de l'Orne.


Imaginerait-on de déplacer tous les habitants de Cuissai, de Pacé, de Saint-Céneri et de démolir leurs logements parce qu’ils ne répondraient ni aux normes actuelles ni à une esthétique prônée par des décideurs ? Et de le faire sans qu'ils puissent donner leur avis ?


Nous demandons à tous les candidats de s'engager à :
  • soutenir les locataires et leurs associations pour que leurs droits soient strictement respectés.
  • engager des rencontres avec les organismes HLM qui ont prévu des démolitions
  • renégocier la convention de l'ANRU pour une ré-affectation des aides au profit des réhabilitations.
  • faire une véritable concertation des habitants pour prendre en compte le besoin d'espaces de citoyenneté, de rencontres conviviales, les cheminements, les équipements collectifs…

Et dans cette attente, nous leur demandons de surseoir à toute démolition.

Voir la suite de cette lettre en tapant ici

Pour aller plus loin :

samedi 16 février 2008

Coucou les revoilà, les urnes électroniques !

La municipalité d'Alençon vient d'acheter et de louer de nouvelles machines à voter électroniques pour un coût total de 28 000 €. L'association Place Publique avait mobilisé les citoyens d'Alençon quant à l'utilisation des urnes électroniques lors des derniers scrutins du printemps 2007, mais elle n'est pas la seule :

  • Suite à de nombreux dysfonctionnements constatés dans toute la France, le Conseil Constitutionnel, par la voix de son président Jean Louis Debré, a émis des réservessur ces machines, déclarant notamment : "L’élection est un moment fort de la vie démocratique dans toutes les communes... C’est pour cela qu’il faut veiller à ce que l’intrusion de la technique dans ce processus ne vienne pas le déshumaniser, le désacraliser en l’automatisant".
  • La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot Marie, répondant à une question orale du député Rugy François, a indiqué qu’aucune nouvelle autorisation ne serait délivrée aux communes pour l’utilisation de machines à voter en 2008. Elle a annoncé « une réévaluation globale du système » à l’issue des scrutins de mars 2008, et avant les élections européennes de 2009.
Malgré ces réserves venues de tous bords, les élus d'Alençon imposent à nouveau les urnes électroniques aux électeurs en prenant le risque de contestations des résultats, justifiées par l'impossibilité de contrôler effectivement le fonctionnement des machines.

Place Publique demande à tous les candidats d'inscrire dans leur programme municipal le retour au vote papier avec des urnes transparentes comme n'ont pas hésité à le faire d'autres communes dans toute la France dès le lendemain des dernières élections.


Voir le site national Ordinateur de vote

Ballade n°32, Bord de Sarthe, rêve de randonneurs...

Cette photo a été prise le 23 février depuis la passerelle du chemin des Trois Cheminées qui rejoint Perseigne à Courteille par la Fuye des Vignes. Le passage sur berge qui était impraticable il y a huit jours, est en cours de nettoyage
On va donc enfin pouvoir rejoindre le barrage de Moulinex puis atteindre une peupleraie aménagée pour les pêcheurs en passant sous le pont du chemin de fer. Mais ce n'est pas encore demain qu'on pourra aller facilement jusqu'au quartier du vieux Courteille (voir Ballade n°9).

Les priorités actuelles semblent être de finir avant les élections l'aménagement du prestigieux parc Moulinex qu'on aperçoit sur l'autre rive à moins de 50 mètres d'ici mais il est inaccesible de ce côté. L'entrée est située 500 mètres plus loin sur l'avenue Mantelet.

Ballade n°31, Panneaux d'affichage...

Cette photo n'a pas été prise à Alençon... ...mais à Carrière sur Seine, municipalité de droite. Ces panneaux sont bien situés, à un carrefour, non loin de la gare. Les mêmes panneaux existent devant chaque école et en d'autres lieux fréquentés par les habitants. L'affichage associatif et l'affichage administratif sont sous verre.

A Alençon, autre municipalité de droite,
les maigres panneaux installés
au début des années 80
sont dans un piteux état…
voir les Ballades n°3 et n°20

jeudi 14 février 2008

Ballade n° 30, Vue privatisée




Cette nouvelle construction de standing prive les promeneurs du Parc des Promenades de la vue sur le château des Ducs et les habitants de l'immeuble voisin de leur vue sur les Promenades et de leurs couchers de soleil.



On aurait pu espérer continuer d'aller jusqu'au bord de la Briante pour voir le chateau de plus près mais cela ne sera plus possible si on en croit le panneau ci-dessous : le portail sera fermé.

mardi 12 février 2008

Ballade n°29 : au-delà de la voie ferrée

C'est un petit morceau de la zone industrielle d'Alençon coincé entre la voie ferrée et Saint-Paterne, abandonné depuis 20 ans et sur lequel ont pu s'exprimer les ronces et les graphs.



Ce site de presque deux hectares au portes du plus grand espace naturel de la commune (la Fuie des Vignes), est celui de l'ancien Leclerc d'Alençon. Il appartient à la famille Ducatel (SA Alençon distribution) et est en cours de démolition.

Pourquoi maintenant ? Parce que ce site fait partie de la zone franche urbaine destinée à favoriser le "développement" des entreprises. Appelons ça un effet d'opportunité...

Qui est au courant ? Quelles ont été les conséquences de cet abandon ? Quelles vont être celles de la démolition, celles de la reconstruction ? Les citoyens d'Alençon et de Saint-Paterne ne méritent-ils pas d'être informés ou mieux, de participer au projet ?

lundi 11 février 2008

Chantier en cours 4 : référendum décisionnel local

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier puis les commissions citoyennes de projet et le référendum décisionnel local, voici la dernière étape pour les outils de démocratie participative : le conseil municipal, espace commun. Il détaille quelques modalités d'interventions des citoyens lors du conseil municipal.


Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur la place des interventions citoyennes dans le conseil municipal


Affichez le tableau en cliquant sur l'extrait ci-dessus

dimanche 3 février 2008

Ballade n°28, Courteille, rue Guynemer

Les projets de démolition…


Tous les immeubles du côté droit en descendant la rue sont condamnés.


Depuis cette petite place…. dont l'entretien est négligé depuis longtemps…

Jusqu'au bas de la rue.









"On se plait bien ici, ça donne directement sur les terrains de jeux









"Maintenant qu'ils ont refait le chauffage, il n'y aurait plus qu'à isoler le bâtiment..." nous a dit un habitant.

Sur la gauche, ce sont tous ces bâtiments qu'on veut faire disparaître…





"Pourquoi qu'ils veulent démolir ?
Depuis qu'ils ont refait le chauffage, on est bien…"


"Ici, il n'y a que deux étages, c'est tranquille…".

mercredi 30 janvier 2008

Chantier en cours 3 : référendum décisionnel local

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier puis les commissions citoyennes de projet, voici une troisième étape avec le référendum décisionnel local, dispositif complémentaire au deux premiers. Il s'agit d'un référendum décidé par le conseil municipal afin de soumettre à la décision de ses électeur un projet de texte relevant de ses compétences. Cet outil a été institué par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003.


Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur le référendum décisionnel local

Affichez le tableau en cliquant sur l'extrait ci-dessus

Reste à venir :
  • Le conseil municipal, espace commun

lundi 28 janvier 2008

Ballade n°27, Ciel d'hiver...



Courteille, rue d'Echauffour, le 27 janvier 2008


mercredi 23 janvier 2008

Ballade n°26, Ciels d'Alençon…

En toutes saisons, dès que le soleil est là, les ciels changeants d'Alençon sont bien agréables à regarder.



A quand une terrasse panoramique dans le haut d'un immeubles comme celui-ci…
… pour découvrir ceci
…et cela
et rester un moment à suivre la course des nuages .
Ces photos ont été prises le 22 janvier 2008