mercredi 30 janvier 2008

Chantier en cours 3 : référendum décisionnel local

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier puis les commissions citoyennes de projet, voici une troisième étape avec le référendum décisionnel local, dispositif complémentaire au deux premiers. Il s'agit d'un référendum décidé par le conseil municipal afin de soumettre à la décision de ses électeur un projet de texte relevant de ses compétences. Cet outil a été institué par la révision constitutionnelle du 28 mars 2003.

Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur le référendum décisionnel local

Affichez le tableau en cliquant sur l'extrait ci-dessus

Reste à venir :
  • Le conseil municipal, espace commun

mercredi 23 janvier 2008

Ballade n°26, Ciels d'Alençon…

En toutes saisons, dès que le soleil est là, les ciels changeants d'Alençon sont bien agréables à regarder.


A quand une terrasse panoramique dans le haut d'un immeubles comme celui-ci…
… pour découvrir ceci
…et cela
et rester un moment à suivre la course des nuages .
Ces photos ont été prises le 22 janvier 2008

mardi 22 janvier 2008

Chantier en cours 2 : commissions citoyennes de projet

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier, voici une seconde étape avec les commissions citoyennes de projet, instance consultable à l'occasion d'aménagements d'un quartier.

Pour voir le résultat intermédiaire de la
réflexion sur les commissions citoyennes de projet.

Affichez le tableau en cliquant ici
ou affichez l'image ci-dessous en cliquant dessus


Reste à venir :
  • Le référendum décisionnel local
  • Le conseil municipal, espace commun

lundi 21 janvier 2008

Ballade n°25, Perseigne, patrimoine en danger


Que va devenir ce bâtiment ? Le programme financé par l'ANRU prévoit sa rénovation.
Comment ? Le pouvoir municipal actuel n'a rien dit à ce sujet.
Voudront-ils lui redonner son aspect de ZUP qu'il avait à l'origine, en conformité avec le reste de l'avenue Kennedy qu'ils viennent de refaire.


Savent-ils seulement que cette réalisation de Lucien Kroll est à l'honneur au célèbre musée Hundertwasser de Vienne connu de millions de touristes, avec l'ancien collège ouvert Louise Michel qu'ils projettent de démolir entièrement pour retrouver la perspective des années 60 ?
Hundertwasser qui avait une maison à Préaux dans le Perche, est bien connu des Alençonnais qui ont découvert avec bonheur ses peintures et les maquettes de ses immeubles exposées au musée d'Alençon à l'occasion de l'exposition "Hommage à Hundertwasser 1928-2000" du 2 juin au 30 septembre 2001.













Comment se fait-il qu'à l'occasion de cette magnifique rétrospective, aucune visite n'ait été organisée pour découvrir les réalisations de Lucien Kroll à Perseigne ? Alors que le livret de l'exposition les signalait à la page 54 :
Comment expliquer cet oubli ?
On l'a compris quatre ans plus tard quand le nouvel adjoint à l'urbanisme conseillé par un cabinet parisien, a fait raser les buttes avec toute leur verdure et leurs grands arbres. Cette architecture est considérée comme subversive. Seuls la standardisation des logements et la ligne droite sont conformes à l'idéal de société et au modèle artistique de la pensée unique libérale.

Nous sommes aux antipodes des recherches d'architectures du plaisir et de nouveaux rapports avec le végétal et avec le paysage prônées par Hundertwasser qui souhaitait que ces recherches se multiplient dans le monde : "Quand un seul individu rêve, ce n'est qu'un rêve… Quand un grand nombre d'individus font le même rêve, c'est le début d'une nouvelle réalité !"
Et si nous rêvions ensemble d'une entrée de l'avenue Kennedy qui pourrait ressembler à cela ? Cela peut devenir une réalité si nous sommes assez nombreux à le dire…

En attendant venez découvrir le quartier de Perseigne, avec les balades découvertes de Place Publique.
Prochain rendez-vous samedi 26 janvier à 14h00, à l'entrée de l'avenue Kennedy.

vendredi 18 janvier 2008

Chantier en cours 1 : conseils de quartiers

Nous avons décidé de publier quelques uns des travaux issus de nos discussions. Le document proposé ci-dessous est une synthèse intermédiaire "en chantier". La présentation sous forme de tableau permet de rendre ces documents homogènes alors que la présentation sous forme de carte est plus intuitive.

Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur les conseils de quartier

Affichez le tableau en cliquant ici
Affichez la carte en cliquant ici

A venir :
  • Les commissions citoyennes de projet
  • Le référendum décisionnel local
  • Le conseil municipal, espace commun

jeudi 17 janvier 2008

Assemblée générale

Il y a un an, l'association Place publique, endormie depuis 1996, s'est réveillée en menant plusieurs actions : urnes électroniques, maison des associations, re-municipalisation des services publics, rencontre des habitants de la rue Guynemer, etc. Ces actions se sont accompagnées d'une réflexion de fond sur ce que devait être une ville ouverte aux citoyens et sur la mise en place de moyens de communication (ce blog).


L'assemblée générale de l'association aura lieu le

mercredi 26 mars 2008,
à la maison des associations, rue Etoupée.


L'ordre du jour est le suivant :
  • Bilan moral et financier
  • Perspectives
  • Election du Conseil d'administration

Venez nombreux !

lundi 14 janvier 2008

Ballade n°24, Centre commercial de Perseigne, l'envers du décor…

Le centre commercial qui sera inauguré le vendredi 18 janvier 2008 à 11h00 est construit à l'emplacement des tours Verlaine démolies et tout près des immeubles de la rue Paul Claudel d'où 68 familles, 103 enfants, sont actuellement déménagés pour cause de démolitions.
Ces dernières démolitions sont particulièrement injustifiées. Les bâtiments existants ont été réhabilités il y a moins de 15 ans et ils sont bien situés dans le quartier.
Après deux ans de rumeurs diverses, les habitants ont appris seulement le 4 décembre dernier que leurs appartements, dans lesquels certains habitent depuis plus de 30 ans, allaient être détruits. L'Office Départemental de HLM, ORNE HABITAT, a aussitôt envoyé des conseillères sociales connaître leurs souhaits et leur faire signer des protocoles de déménagement.
Beaucoup de locataires voudraient rester dans le quartier mais il n'y a, actuellement que 40 logements disponibles, dont un seul F5 pour 16 familles de la rue qui en demandent.

L'argument donné pour la démolition est celui "d'ouvrir" le quartier. Nous vous laissons juge de cet argument en découvrant la photo ci-dessous, prise du seuil des bâtiments condamnés, qui montre les arrières du nouveau centre commercial fermant complètement la perspective de la place.
Par ailleurs, comment vont vivre ces commerces dans un quartier qui verra la destruction de 319 logements dès maintenant et la construction de 163 nouveaux logements seulement en 2012 ?

vendredi 11 janvier 2008

Ballades alençonnaises n°23, Perseigne, paradis perdus...

Nous n'irons plus au bois…



Cette photo a été prise en 1995 depuis le sommet de la butte du Petit Bois : une famille de la rue Anatole France revient de la Fête d'Ici et d'Ailleurs, en prenant un raccourci au travers des champs.




Paradis perdu ?

Cet espace libre n'existe plus. Un lotisseur privé, de Boulogne Billancourt, a obtenu un permis de construire pour y entasser ses maisons qui seront vendues en accession à la propriété.

Le Parc Urbain de Perseigne que tous les habitants de Perseigne appellent le Petit Bois va se trouver cerné de constructions. L'entretien n'est plus assuré régulièrement. Ce paradis des enfants dont tout le monde parle avec nostalgie dans le quartier est un peu à l'abandon. La mairie parle de nouvelles voies, de nouvelles constructions… Les gens rêvent de petits chemins, de pique niques, de goûters sur l'herbe, de jeux pour les petits et pour les grands...

A une centaine de mètres de là, un autre lotisseur a déjà indiqué "CHANTIER INTERDIT" avant même d'avoir le permis de construire : le dossier est consultable en mairie, dit la pancarte. Photo prise le vendredi 11 janvier 2007.

Le beau noyer qui est la fierté des habitants de la rue Anatole France, un signal à l'entrée du quartier, où des familles viennent parfois goûter par les beaux mercredi d'été, où les enfants s'assemblent pour gauler les noix à l'automne à la sortie de l'école La Fontaine, toute proche, est en danger...

mercredi 9 janvier 2008

Rencontre avec des habitants de la rue Paul Claudel à Perseigne

Rencontre avec des habitants de Perseigne le jeudi 4 janvier 2007 après-midi.

Le "Petit Claudel" est situé juste derrière le nouveau centre commercial. Dans le hall, les peintures sont défraîchies, la rampe d'escalier en bois exotique n'a manifestement jamais été poncée depuis la construction de l'immeuble. Elle porte la trace de toutes les gravures faites par les enfants qui sont passés ici depuis 40 ans…

Mais dès le deuxième étage, nous sommes surpris de voir sur le pallier, près des portes, de petites étagères surmontées de plantes vertes et de bibelots, où les enfants rangent leurs chaussures. Est-ce que nous sommes bien dans ce quartier dont on ne parle, en ville, que pour dire qu'il est "difficile" ?
Si on laisse ainsi les chaussures sur le pallier, c'est que les gens qui habitent ici font vraiment confiance à leurs voisins…
Et si les enfants doivent se déchausser avant d'entrer, c'est qu'à l'intérieur, ça doit être nickel !
C'est effectivement ce que nous découvrons en rentrant dans l'appartement où nous avons rendez-vous. Un contraste étonnant entre le dedans et ce qui est visible de l'extérieur.
Notre hôte nous dit que les locataires de cette rue aiment bien leurs logements. On les comprend !

Sur l'arrière, à l'est, ils ont la vue sur l'école La Fontaine avec sa pelouse et les arbres qui forment comme un petit bois, la place de l'église, le grand noyer de la rue Anatole France et plus loin les trois châteaux d'eau et encore plus loin, tout au fond, la forêt de Perseigne où le soleil se lève le matin. Sur l'avant, depuis que les Tours Verlaine ont été abattues, ils ont la vue sur tout le quartier et le soleil couchant.

C'est cet immeuble magnifiquement situé qu'Orne Habitat, la ville et l'ANRU veulent démolir ! Et c'est pour cela que nous sommes venus voir ses habitants pour essayer de comprendre.
Construit à la fin des années 60. Il avait été réhabilité il y a une quinzaine d'année avec l'aide de l'Etat. On y avait ajouté de l'isolation, des vérandas, parfois des terrasses, des balcons, des escaliers, des accès pour handicapés. Tout cela que l'ANRU, les dirigeants de la ville et ceux des HLM, veulent casser pour "ouvrir" le quartier ! On ne comprends pas ce souci "d'ouvrir" quand on découvre la masse du supermarché qu'ils viennent de construire juste en bas et qui bouche toute la vue de ce côté.
C'est un vieux projet disent-ils mais les locataires n'ont pas été mis au courant, n'ont jamais été vraiment consultés. " Il y a 5-6 ans avant qu'ils abattent les tours Verlaine, la mairie a organisé une réunion d'information à la salle polyvalente pour présenter les aménagements du quartier. Ils ont projeté une vidéo et ils ont parlé avec des mots d'architectes. On n'a rien compris".
Après ça, rien. Ils ont laissé courir le bruit qu'il y aurait des démolitions ou des rénovations mais quand des locataires posaient des questions plus précises, ils disaient qu'ils ne savaient pas. Des locataires craignant d'être expulsés ont préféré partir. Ca arrangeait bien les HLM qui n'ont pas eu à payer leurs déménagements.
Dans l'attente, aucun entretien n'a été effectué.

Il a fallu qu'un habitant se fâche et fasse un tract fin novembre :

La suite de ce document ici

A quoi sert l'ANRU ? Des réponses de l'AITEC

L'association internationale de techniciens, experts et chercheurs (AITEC) est un réseau de professionnels, de chercheurs et de citoyens engagés dans le mouvement social. Elle propose entre autres sur son site une réflexion et des études sur le développement territorial et les politiques publiques ainsi que sur la démocratie locale.

Un exemple de réflexion à propos des politiques de l'ANRU(1) en France :

"A quoi sert la rénovation urbaine ? Réhabiliter des logements ? Faire venir les classes moyennes ? Est-ce un projet politique ? Une offensive idéologique ?"

"Quand on présente le projet aux habitants c’est toujours sous un jour très positif. Toutefois :

  • pour obtenir des subventions, il faut démolir
  • pour démolir, l’Anru verse 60000 euros par appartement (alors qu’une réhabilitation coûte 3 fois moins cher).

Le relogement : normalement une charte de relogement est obligatoire : les premiers relogés sont toujours ceux qui voulaient quitter le quartier. Il ne reste au bout d’un certain temps que les plus modestes, ceux qui ne peuvent pas supporter une augmentation de loyer. Concertation : absente... simple information."

"Mais comme l’agence est déjà dépassée sur l’argent et les moyens, une autre forme de projet se met en place : La France des propriétaires. Pour se débarrasser des cités, on veut vendre 40000 logements sociaux par an - le parc des années 60/70 qui va se vendre bon marché et va se dégrader. L’Etat se désengagera"

.../...

(1) ANRU : Agence nationale pour la rénovation urbaine - L’ANRU coordonne le Programme National de Rénovation Urbaine et apporte son soutien financier aux collectivités locales, aux établissements publics et aux organismes privés ou publics qui conduisent des opérations de rénovation urbaine dans les Zones Urbaines Sensibles.

Guide de l'éco-élécteur


La fondation Nicolas Hulot met en ligne un guide de l'éco-électeur utilisable à l'échelle d'une commune. Il contient des informations variées traitant de plusieurs thèmes tels que l'urbanisation, l'eau, la biodiversité, etc.

Ce guide diffusé pour préparer les municipales, est téléchargeable (attention : 6 Mo) ici

mercredi 2 janvier 2008

Ballade n°22 Statues à Courteilles










Cette statue est à l'entrée de l'école primaire des garçons du Point du Jour, rue Pierre et Marie Curie. Elle a été financée par le 1 % culturel calculé sur le montant des travaux effectués à l'occasion de la construction, de la rénovation ou de l'extension de bâtiments publics (Loi Malraux).





Côté, filles, c'est un nu féminin, cela va de soi...


Ce sont les deux seules statues du quartier, en dehors de celles du monument aux Morts au square du Poilu, avenue de Courteilles, et de la sculpture de Gauguin près du centre d'Art.

Cette oeuvre de René Saint Léonard était auparavant en centre ville pour marquer un cheminement vers le musée depuis les rues piétonnes. Elle n'a pas été restaurée à l'occasion de son transfert.

La photo a été prise un matin de janvier, à l'heure où de nombreuses familles se rendent à l'épicerie sociale dont on aperçoit les fenêtres à l'arrière. Les épiceries sociales ont été instaurées avec l'aide de la ville pour suppléer les Restos du Coeur qui ne fonctionnent que l'hiver. Elles sont gérées par une association en lien avec le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) qui délivre des bons d'alimentation aux familles.