jeudi 28 février 2008

Ballade alençonnaise n°33 Chefs d'oeuvre en péril... (suite)

En décembre dernier nous avions publié la ballade n°5 (voir ci-contre dans Perseigne) avec ce commentaire : ".....Depuis plus de 15 ans, des artistes, tous du quartier, ont réalisé une vingtaine de fresques de grande qualité, entre l'avenue Rhin et Danube et le magasin Leclerc, parfois dans des endroits cachés, parfois à la demande des commerçants, des organismes logeurs ou de grands magasins.Les nouveaux aménageurs du quartier se soucient peu de conserver ces parcelles de mémoire de Perseigne ...


Voici une série de graphs et fresques encore visibles dans le quarier de Perseigne que les élus d'Alençon ont décidé de détruire. Comment les arrêter ?










lundi 25 février 2008

On ne démolit pas que des logements…

Lettre ouverte aux candidats aux élections municipales

Cela se passe à notre porte et peu d'habitants du pays d'Alençon en ont mesuré l'ampleur : des dizaines de familles, des centaines de personnes, sont déplacées dans des conditions intolérables suite à la démolition de rues entières comme les rues Guynemer, Lamartine et Paul Claudel.


Au nom de la rénovation urbaine et de la re-dynamisation des quartiers, ce sont 696 logements qui vont être détruits sur les quartiers de Perseigne et Courteille. Cela représente plus de familles que n'en comptent la plupart des communes rurales de l'Orne.


Imaginerait-on de déplacer tous les habitants de Cuissai, de Pacé, de Saint-Céneri et de démolir leurs logements parce qu’ils ne répondraient ni aux normes actuelles ni à une esthétique prônée par des décideurs ? Et de le faire sans qu'ils puissent donner leur avis ?


Nous demandons à tous les candidats de s'engager à :
  • soutenir les locataires et leurs associations pour que leurs droits soient strictement respectés.
  • engager des rencontres avec les organismes HLM qui ont prévu des démolitions
  • renégocier la convention de l'ANRU pour une ré-affectation des aides au profit des réhabilitations.
  • faire une véritable concertation des habitants pour prendre en compte le besoin d'espaces de citoyenneté, de rencontres conviviales, les cheminements, les équipements collectifs…

Et dans cette attente, nous leur demandons de surseoir à toute démolition.

Voir la suite de cette lettre en tapant ici

Pour aller plus loin :

samedi 16 février 2008

Coucou les revoilà, les urnes électroniques !

La municipalité d'Alençon vient d'acheter et de louer de nouvelles machines à voter électroniques pour un coût total de 28 000 €. L'association Place Publique avait mobilisé les citoyens d'Alençon quant à l'utilisation des urnes électroniques lors des derniers scrutins du printemps 2007, mais elle n'est pas la seule :

  • Suite à de nombreux dysfonctionnements constatés dans toute la France, le Conseil Constitutionnel, par la voix de son président Jean Louis Debré, a émis des réservessur ces machines, déclarant notamment : "L’élection est un moment fort de la vie démocratique dans toutes les communes... C’est pour cela qu’il faut veiller à ce que l’intrusion de la technique dans ce processus ne vienne pas le déshumaniser, le désacraliser en l’automatisant".
  • La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot Marie, répondant à une question orale du député Rugy François, a indiqué qu’aucune nouvelle autorisation ne serait délivrée aux communes pour l’utilisation de machines à voter en 2008. Elle a annoncé « une réévaluation globale du système » à l’issue des scrutins de mars 2008, et avant les élections européennes de 2009.
Malgré ces réserves venues de tous bords, les élus d'Alençon imposent à nouveau les urnes électroniques aux électeurs en prenant le risque de contestations des résultats, justifiées par l'impossibilité de contrôler effectivement le fonctionnement des machines.

Place Publique demande à tous les candidats d'inscrire dans leur programme municipal le retour au vote papier avec des urnes transparentes comme n'ont pas hésité à le faire d'autres communes dans toute la France dès le lendemain des dernières élections.


Voir le site national Ordinateur de vote

Ballade n°32, Bord de Sarthe, rêve de randonneurs...

Cette photo a été prise le 23 février depuis la passerelle du chemin des Trois Cheminées qui rejoint Perseigne à Courteille par la Fuye des Vignes. Le passage sur berge qui était impraticable il y a huit jours, est en cours de nettoyage
On va donc enfin pouvoir rejoindre le barrage de Moulinex puis atteindre une peupleraie aménagée pour les pêcheurs en passant sous le pont du chemin de fer. Mais ce n'est pas encore demain qu'on pourra aller facilement jusqu'au quartier du vieux Courteille (voir Ballade n°9).

Les priorités actuelles semblent être de finir avant les élections l'aménagement du prestigieux parc Moulinex qu'on aperçoit sur l'autre rive à moins de 50 mètres d'ici mais il est inaccesible de ce côté. L'entrée est située 500 mètres plus loin sur l'avenue Mantelet.

Ballade n°31, Panneaux d'affichage...

Cette photo n'a pas été prise à Alençon... ...mais à Carrière sur Seine, municipalité de droite. Ces panneaux sont bien situés, à un carrefour, non loin de la gare. Les mêmes panneaux existent devant chaque école et en d'autres lieux fréquentés par les habitants. L'affichage associatif et l'affichage administratif sont sous verre.

A Alençon, autre municipalité de droite,
les maigres panneaux installés
au début des années 80
sont dans un piteux état…
voir les Ballades n°3 et n°20

jeudi 14 février 2008

Ballade n° 30, Vue privatisée




Cette nouvelle construction de standing prive les promeneurs du Parc des Promenades de la vue sur le château des Ducs et les habitants de l'immeuble voisin de leur vue sur les Promenades et de leurs couchers de soleil.



On aurait pu espérer continuer d'aller jusqu'au bord de la Briante pour voir le chateau de plus près mais cela ne sera plus possible si on en croit le panneau ci-dessous : le portail sera fermé.

mardi 12 février 2008

Ballade n°29 : au-delà de la voie ferrée

C'est un petit morceau de la zone industrielle d'Alençon coincé entre la voie ferrée et Saint-Paterne, abandonné depuis 20 ans et sur lequel ont pu s'exprimer les ronces et les graphs.



Ce site de presque deux hectares au portes du plus grand espace naturel de la commune (la Fuie des Vignes), est celui de l'ancien Leclerc d'Alençon. Il appartient à la famille Ducatel (SA Alençon distribution) et est en cours de démolition.

Pourquoi maintenant ? Parce que ce site fait partie de la zone franche urbaine destinée à favoriser le "développement" des entreprises. Appelons ça un effet d'opportunité...

Qui est au courant ? Quelles ont été les conséquences de cet abandon ? Quelles vont être celles de la démolition, celles de la reconstruction ? Les citoyens d'Alençon et de Saint-Paterne ne méritent-ils pas d'être informés ou mieux, de participer au projet ?

lundi 11 février 2008

Chantier en cours 4 : référendum décisionnel local

Après avoir publié un travail sur les conseils de quartier puis les commissions citoyennes de projet et le référendum décisionnel local, voici la dernière étape pour les outils de démocratie participative : le conseil municipal, espace commun. Il détaille quelques modalités d'interventions des citoyens lors du conseil municipal.

Pour voir le résultat intermédiaire de notre
réflexion sur la place des interventions citoyennes dans le conseil municipal


Affichez le tableau en cliquant sur l'extrait ci-dessus

dimanche 3 février 2008

Ballade n°28, Courteille, rue Guynemer

Les projets de démolition…

Tous les immeubles du côté droit en descendant la rue sont condamnés.


Depuis cette petite place…. dont l'entretien est négligé depuis longtemps…

Jusqu'au bas de la rue.









"On se plait bien ici, ça donne directement sur les terrains de jeux









"Maintenant qu'ils ont refait le chauffage, il n'y aurait plus qu'à isoler le bâtiment..." nous a dit un habitant.

Sur la gauche, ce sont tous ces bâtiments qu'on veut faire disparaître…





"Pourquoi qu'ils veulent démolir ?
Depuis qu'ils ont refait le chauffage, on est bien…"


"Ici, il n'y a que deux étages, c'est tranquille…".