dimanche 30 novembre 2008

Balade n°53, Noël à Perseigne…

Au coin de la rue Lamartine que l'ANRU veut démolir, un locataire a accroché ses illuminations de Noël comme il le fait chaque année…

…Un plaisir des yeux pour les nuits d'hiver des pensionnaires de la Maison de retraite toute proche et les habitants de Perseigne qui rentrent dans le quartier par cette rue.

Ses guirlandes trouvent naturellement place sur le balcon et le toit de l'avancée de la cuisine du voisin.





Où pourrait-t-il les accrocher s'il devait habiter un immeuble récemment rénové comme celui-ci ?










mardi 25 novembre 2008

Urbanisme commercial

Jean-Paul Charié, député du Loiret rédige actuellement un rapport sur l'urbanisme commercial dont une version intermédiaire est actuellement consultable en ligne (télécharger le rapport).

Ce rapport largement favorable à l'économie de marché : «L'objectif est de supprimer toute autorisation économique préalable à l'ouverture ou l'agrandissement de surfaces commerciales» (source Maire-info) comporte toutefois quelques constats que l'on peut facilement partager. Voici par exemple ce que l'on peut lire à la page 2 de ce rapport :

Pour assurer l’intérêt général et la croissance :

1) Profiter de nos expériences. Ouvrir les yeux !

  • L’accord d’une seule commune peut « torpiller » toute la cohérence territoriale.
  • Nous consommons beaucoup trop d’espaces ruraux :
  • Nos entrées de villes sont défigurées.
  • Nous avons confondus « Proximité » et « Tout sous le même toit »
  • Pour protéger le commerce de centre ville, nous avons envoyé les clients à l’extérieur
  • Nous avons confondu urbanisme commercial et pratiques déloyales.
  • Nous acceptons de nouveaux m² injustifiés pour alléger le budget de la commune !

2) Imposer l’autorité politique et les actions collectives.

  • Il appartient au monde politique de fixer les priorités :
  • Valoriser, identifier le destin de nos territoires.
  • [...]
  • L’urbanisme c’est pour « vivre ensemble ».
Le projet de Zone Ouest initié et géré sous les mandats de M. Lambert et Mme Roimier, s'il est lu à la lumière de ce rapport rédigé par un Député UMP, n'est-il pas criticable ?

samedi 22 novembre 2008

Balade n° 52, La Re et le grand Cerf…

Voilà ce qui arrive quand les promoteurs privés font la loi !
Contrairement à ce que voudrait laisser croire l'affiche apposée derrière la vitrine par son propriétaire, M. Desjouis, ce n'est pas à cause d'un arrêté municipal que la Re a été fermée. C'est bien parce que ce promoteur en a décidé seul pour affirmer son pouvoir sur la ville. C'est le résultat d'une lutte d'influence entre deux promoteurs qui veulent capter les aménagements de la zone ouest et du du centre ville.
Cette lutte de pouvoir entre deux promoteurs empoisonne la vie alençonnaise.
Il s'agit bien de lutte de pouvoir tout autant que de gros sous. On peut en effet se demander ce que peuvent rapporter à leur propriétaire deux établissements fermés en centre ville, si ce n'est de dire aux élus : "Voyez , je suis plus fort que vous ! Je peux fermer deux établissements symboles d'Alençon ! Je peux décider de l'aménagement de la ville ! Je peux décider de la vie de ses habitants !
Les citoyens alençonnais ne supportent plus cette tyrannie. Ils veulent décider démocratiquement de l'aménagement de leur ville. Depuis des années, l'ancienne municipalité a laissé la ville s'aménager au gré des propositions des promoteurs privés : aucune volonté municipale, aucune concertation avec les habitants, même pas de sollicitations de ses propres services, alors qu'il fallait les renforcer pour qu'ils orientent et contrôlent au mieux les investissements privés sur toute la ville et la Communauté urbaine.
Voilà où a conduit ce laisser-faire ! Voilà ce qui arrive quand les promoteurs prennent le pouvoir sur les politiques ! Voilà un bel exemple local de ce qui apparaît de plus en plus clair avec la crise mondiale : la démocratie bafouée par une minorité qui dispose seule des moyens financiers.
La nouvelle municipalité s'est engagée dans une démarche participative. Il faut en prendre acte. Les citoyens doivent reprendre le pouvoir qu'ils n'auraient jamais dû perdre en faisant le souhait que la nouvelle municipalité se donne les moyens de contrôler les investisseurs privés.

lundi 17 novembre 2008

Balade n° 51 : Maison des Associations : l'héritage…






Où sont les signes du changement ? Les associations ont toujours des boîtes à lettres inaccessibles et continuent de scotcher leurs informations sur les murs…


lundi 10 novembre 2008

Rue de Vicques

"Ce sont les hommes, leurs déambulations, le choix qu’ils font d’un lieu, leur façon de l’habiter qui créent l’espace public et non l’inverse. […] C’est une affaire d’habitants et d’habitudes, crées et transmises, infiniment fragiles."

Marie Rouanet. Dans la douce chair des villes. Payot, 2003 cité en exergue d'une étude de cas "Champfleuri : de la mobilisation à la participation des habitants". 2006 - Programme Comédie.