samedi 30 mai 2009

AGENDA 21 ET ANRU : Vous avez dit durable ?…

La ville d'Alençon met actuellement en place un AGENDA 21. Un colloque européen sur le développement durable doit s'y tenir prochainement. On peut donc penser que ce sujet est pris très au sérieux par la collectivité et qu'elle a l'intention de le traiter correctement.

Il nous semble que le développement durable doit concerner tous les secteurs d'activité de la société. Or, le projet de rénovation urbaine tel qu'il a été conçu par l'ancienne municipalité, avec destruction massive d'immeubles en bon état, est en contradiction évidente avec une politique de développement durable cohérente.

L'ANRU s'inscrit dans le cycle " destruction/ création " de marchandises sans se poser la question de son bien fondé et de l'impact global sur notre planète ?

Même en acceptant l'idée de rénovation urbaine. Qu'en est-il de la qualité des reconstructions ? Quel sera l'écart entre la qualité de celles-ci et les normes "haute qualité environnementale ?" à découvrir sur ce lien et dont les 14 principes sont présentés ci-dessous :

MAITRISER LES IMPACTS SUR L’ENVIRONNEMENT EXTERIEUR

ECO-CONSTRUCTION

1. Relations des bâtiments avec leur environnement immédiat
2. Choix intégré des procédés et produits de construction
3. Chantier à faibles nuisances

ECO-GESTION

4. Gestion de l’énergie
5. Gestion de l’eau
6. Gestion des déchets d’activité
7. Gestion de l’entretien et de la maintenance

CREER.UN.ENVIRONNEMENT INTERIEUR SATISFAISANT

CONFORT

8. Confort hygrothermique
9. Confort acoustique
10. Confort visuel
11. Confort olfactif

SANTE

12. Qualité sanitaire des espaces
13. Qualité sanitaire de l’air
14. Qualité sanitaire de l’eau


Il serait intéressant de connaître l'avis de l'actuelle municipalité sur ce sujet

Et si le collège Louise Michel récupérait son cartable ?…

Ici du temps du collège ouvert









Le temps presse !


Il est en train de pourrir au coin du parking du Parc Elan

vendredi 22 mai 2009

Rue Lamartine : c'est fini

Pour voir la destruction de la rue lamartine




Pour voir l’immeuble avant sa destruction, allez voir la balade n°55
Pour voir la rue Georges Sand qui sera détruite cette semaine, voir la balade n°3

lundi 18 mai 2009

L’indignation d’un architecte

« Ce serait une perte irremplaçable pour l’histoire du logement social en France … »

"Revenant de trois semaines d'absence, je prends connaissance en détail de votre mail et je me dois d'ajouter que la destruction des bâtiments de Lucien Kroll serait une perte irremplaçable pour l'histoire du logement social en France. Enseignant chercheur honoraire, membre du laboratoire Architecture Usage et Altérité (LAUA) à l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes, nous avions organisé un voyage étudiant à Alençon pour prendre connaissance de ce merveilleux ensemble architectural, après un voyage à Vienne, sur le même thème du logement social, et la visite, en particulier, des constructions de Hundertwasser.

J'espère donc de tout cœur que ces destructions ne se feront pas, non seulement parce que ces bâtiments font partie d'un patrimoine à sauvegarder, mais aussi parce ces destructions sont inacceptables dans leur principe et parce que, malgré les promesses des pouvoirs publics, jamais, dans aucune de ces opérations, le nombre de logements détruits n'a été remplacé par un nombre égal de logements sociaux équivalents.

Ces destructions sont un scandale sans équivalent dans l'histoire du logement social. d'autant plus scandaleux que rien n'empêche de les réhabiliter pour les mettre aux normes du logement durable."

Olivier Tric
architecte dplg
docteur en architecture.

Mixité sociale ?

Au cours de notre forum du samedi 25 mai, nous avons vu que la destruction du 10-12 rue Lamartine redonne automatiquement plus de valeur aux immeubles en propriété situés derrière. La destruction du reste de la rue programmée par l'ANRU finira l'opération de « revalorisation » de cette partie du quartier. En effet, la SAGIM prévoit de reconstruire 30 logements de un étage bénéficiant de prêts PLUS, c'est à dire accessibles à des revenus nettement plus importants que ceux des anciens habitants qui ont été dispersés on ne sait où...

Où est la mixité sociale dans ce programme qui tend à regrouper les habitants selon leurs revenus ?

Cette politique de restructuration du quartier est justifiée dans le préambule la Convention ANRU à la page 6, dans le paragraphe « Améliorer l'attractivité du quartier en diversifiant et en requalifiant l'offre d'habitat » :
… il s'agit bien évidemment d'améliorer rapidement les conditions de vie des habitants (réhabilitation des logements et des parties communes, opérations de résidentialisation, améliorations de la gestion du quartier, de son entretien...),
il convient également de concilier une vision à plus long terme permettant à Perseigne de s'inscrire durablement dans un processus d'évolution plus équilibré … Il s’agit de diversifier les formes et les statuts d'habitat ce qui passe notamment par la démolition d’une partie des logements sociaux ainsi que par la restructuration foncière de certains secteurs.

vendredi 1 mai 2009

1er MAI L'argent des salariés ne doit pas servir à détruire les logements sociaux !

En 1953, l'Etat, calquant le système inventé 10 ans auparavant par "La Lainière de Roubaix" pour loger ses employés, décide que les entreprises de plus de 10 salariés devront verser 1% du montant de leur masse salariale pour financer le logement social aux CIL
Même si ce taux a été ramené à 0,46 %, les sommes collectées sont considérables 1,285 milliard d'euros versés aux CIL en 2003.
Une première moitié des sommes recueillies va directement au Fonds national d'aide au logement (FNAL) qui finance les aides à la personne (principalement APL),
L'autre moitié est collectée par les comités interprofessionnels du logement (CIL) et finance le logement, mais pas uniquement social.
Le capital des CIL est si important qu'il est l'objet de sévères ponctions par l'Etat pour abonder directement son budget (jusqu'à 1 milliard d'euros par an!), et pour financer les initiatives des Ministres du Logement, par exemple : des prêt à taux zéro, les politiques de réhabilitation des cités HLM...
Tout récemment une nouvelle ponction du 1% a été effectuée par Jean-Louis Borloo pour alimenter l'ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) chargée du Plan de rénovation urbaine des quartiers défavorisés jusqu'en 2011.
En pleine crise économique ce plan prévoit de raser 250 000 logements sociaux d'en reconstruire autant (mais ce n'est pas respecté) et d'en réhabiliter 400 000.
L'ANRU finance en priorité les destructions... avec l'argent des salariés !


Des centaines de millions d'euros collectés sur les salaires pour financer à l'origine des logements neufs sont utilisés à la destruction de logements sociaux
9 millions d'euros, rien qu'à Alençon pour détruire 693 logements dans le quartier de Perseigne et de Courteille !

COMME ICI CETTE SEMAINE RUE LAMARTINE
ARRETONS LE MASSACRE !
Place Publique Alençon